<3 Tron

Pour ceux qui me suivent, vous savez que j’adore la SF, les nouvelles technos, la belle image et Daft Punk…

Je peux dire que j’allais voir Tron Legacy avec appréhension : ce film collectionnant autant d’a priori positif pouvait avoir une charge déceptive à la hauteur de mon attente… Sans compter que plusieurs personnes m’avaient dit « Ah, mais c’est too much quand même, ces américains, ils en font toujours trop, tu verras… »

Comme le titre de mon billet l’indique, j’ai kiffé, j’ai trippé, j’en ai pris plein les yeux et les oreilles. En fait, ça m’a fait ça… De la dopamine en continu pendant au moins 1h30 et quant on sait que le film dure 2h, c’est pas rien.

Moi qui martèle sans cesse que les effets spéciaux doivent appuyer un scénario parfait et qu’un bon film ne peut être fait que de belles images (cf la bouse Skyline), je peux le dire que je me suis foutu de l’histoire et des ses incohérences ou de ses longueurs comme de mon premier post it…C’était beau visuellement et la musique venait servir le propos graphique à point nommé, l’équilibre parfait de l’image et du son… J’aurais juste préféré un équipement sonore plus qualitatif dans la salle, mais on dira que je chipote.

Au delà de la technique, j’adore l’idée même du film : pouvoir se retrouver dans un jeu vidéo, c’est un peu comme quand on était petits et qu’on se disait que nos jouets avaient leur propre existence une fois qu’on est endormis (Toy Story incarne parfaitement le concept). Petite déjà, quand j’avais vu le tout premier Tron, et même si le film était bien kitsch, l’idée même de devenir un personnage à part entière d’un jeu m’avait scotchée, et ouvert une brèche dans mon imagination déjà plus que fertile à cet âge…

Alors oui, pour apprécier, il faut avoir des affinités particulières avec le jeu vidéo, ou la SF, ou Daft Punk, ou les nouvelles technos, ou l’informatique, ou la 3D (mais ça c’est vraiment le dernier argument à servir parce que la première partie du film est en 2D). Pour certains, il est fort possible que ce soit bien mais sans plus. Encore une fois, mon avis est une expérience purement subjective et ne s’appuie sur aucun point reconnu scientifiquement. On est bien d’accord que le « ouah, j’ai trop kiffé » n’est toujours pas un point reconnu par des revues reconnues comme Science, Nature ou Sciences & Vie :p

Le film sort le 9 février, et juste parce que j’ai mon cerveau qui dit « encore », j’y retournerais…

J’ai lu La route de Cormac Mc Carthy

L’année dernière, la jolie Pia a lancé un grand cri dans l’interweb Twitter proposant à qui voulait de créer un club de lecture qui serait un peu beaucoup autour de la SF et genres littéraires approchant.

Ni une, ni deux, j’ai levé la main : déjà parce que je suis une fan du genre et que ça me permettrait de me remettre à lire et d’aborder des auteurs que je ne connais pas.

Le premier roman sélectionné « arbitrairement » fut la Route de Cormac Mc Carthy, roman dont fut tiré un film distribué l’année dernière aussi. Oui, 107 ans après tout le monde, je le lis enfin. Et non, je n’ai pas vu le film…

Hier soir, on s’est retrouvé pour en discuter. Certains ont trouvé ça terriblement bien et d’autres ont trouvé ça pourri. Devinez ou je me situe :p

 

 

Alors, alors, j’en ai pensé quoi?

Ah mais quelle souffrance à lire! Mon dieu! L’auteur n’aime pas l’humanité, il est fâché contre ses voisins ou sa belle mère, que sais je, mais ce fut un vrai travail d’abnégation que de réussir à finir ce roman…

Le pitch? C’est l’histoire d’un père et de son fils qui marchent dans une amérique post apocalytique.

Il se passe quoi? Eh bien, ils marchent, ils mangent, ils dorment, ils trouvent de la nourriture. Ils marchent, ils mangent, ils dorment, on leur vole leur nourriture. Ils ont faim, ils croisent des sectes post apocalyptiques ou des hordes de cannibales. Ils marchent, ils mangent, ils dorment. Ah, et puis à la fin ça parle de Dieu… forcément (mais argh quoi).

Voilà.

C’est tout ce qu’il se passe en 252 pages.

Certes, le style narratif sert à mort le propos. Des phrases longues et lancinantes, une déshumanisation totale des deux protagonistes avec des noms du style « l’homme » et « le petit », pas d’utilisation typographique du  – et du « … » qui indique l’arrivée d’une conversation (au début ça déstabilise) une description très basique de l’environnement (en même temps après l’apocalypse, il ne reste pas grand chose), la seule couleur que je garde à l’esprit c’est le gris. Clairement, ce roman aurait pu être une nouvelle de 50 pages et ça aurait été parfait. Oui, j’ai fini le roman en le lisant en diagonale, de toute façon, je ne perdais pas grand chose au change… Et je trouve que ça ne mérite carrément pas qu’on fasse chier son lecteur pendant 252 pages. C’est glauque en effet, mais j’ai lu des romans bien plus glauques, bien plus désespérés et qui m’ont vraiment pris aux tripes.

Bref.

Alors autour de moi (sauf 2 rares personnes) tout le monde a porté aux nues ce roman (qui a eu le prix Pulitzer, mais les prix ne sont pas des signes de qualité de mon point de vue subjectif au possible). Dans le club, 2 ont trouvé ça trop bien, 2 ont trouvé ça moyen et 2 ont trouvé ça pourri. Une sorte d’égalité quoi…

Mais il est fort possible qu’il vous plaise. Ou alors vous perdrez 2h30 de votre vie. D’ailleurs, je n’ai même pas envie de le garder. Je le donne à celui qui en a envie et qui serait un jour du côté d’Opéra et qui passera au boulot m’en débarrasser.

J’aurais mieux fait de continuer Fable III. Donc, une fois par mois, vous vous taperez ma « fiche de lecture » comme en sixième d’un nouveau roman. Le prochain est un roman de Max Brooks « World War Z » : une histoire avec des zombies! YEAHHHH!! :) et le club se réunira chez moi…

PS : si vous voulez lire un vrai livre sur la route justement, Kerouac en a fait un très bon. Celui que beaucoup considère comme l’oeuvre de la beat generation aux US et qui est vraiment, vraiment bien. Non, il n’y a pas d’apocalypse à l’intérieur…