Le Club 42, un an plus tard…

L’année dernière, Mme Pia avait lancé un appel sur Twitter pour organiser un club de lecture à tendance SF. Club mensuel pour discuter de l’oeuvre retenue… Quelques uns ont levé la main (dont moi) et nous avons tenté de garder le rythme d’une réunion tous les mois, rythme peu évident à tenir au vu de nos plannings persos et pros ou encore des vacances, mais finalement, un an après, le club existe toujours (c’était l’objectif principal : dépasser la première année d’existence…)

Mais pourquoi 42 me direz vous? 42 serait LA réponse à la question sur le sens de la vie:)

Avec Pia, Marlène, Marion, Mickaël et Nalexa, on a lu beaucoup de romans. En cours de route, Mickaël a quitté le groupe (la création de sa petite entreprise lui prenait tout son temps), Malinois et Diraen nous ont rejoint. Certaines sessions a vu la présence de tous et parfois, seuls deux étaient là (oui, il y a parfois eu des loupés). Mais avec le recul, je trouve ce groupe de lecture vraiment intéressant : on a pu avoir des échanges argumentés et parfois longs sur des romans qui avaient divisé le groupe. A l’inverse, certaines oeuvres faisaient l’unanimité, on finissait donc par parler de nos vies persos plutôt que des écrits lus (mais c’est bien aussi de pousser des petits cris quand on voit un petit ventre s’arrondir un peu plus tous les mois :p)…

L’un des points les plus compliqués, c’est sans doute de réussir à trouver un roman qu’aucun n’a lu. :)

Au final en 2011, voici les romans que nous avons compulsé :
La route de Cormac McCarthy
World War Z de Max Brooks
La horde du contrevent d’Alain Damasio
Frankenstein de Mary Shelley
Moi, Jennifer Strange, dernière tueuse de dragons de Jasper Fforde
Enchantement d’Orson Scott Card
Un bébé pour Rosemary d’Ira Levin
Némésis d’Isaac Asimov
Chien du Heaume de Justine Niogret

Ce qu’on en a retenu, d’un point de vue pratique, c’est : éviter un roman de plus de 300 pages, l’hebergeur de la session doit proposer trois romans (pour que le groupe puisse choisir idéalement le prochain), la personne qui hébergera la session suivante a droit a deux voix pour la sélection du roman suivant, prévoir du coca, des pizzas et quelques bières ^^

Et pour cette année 2012, nous commençons avec les monades urbaines de Robert Silverberg… C’est donc reparti pour un tour, avec des hauts et des bas, mais pour l’instant l’envie est toujours présente o//

Les agendas pour faire la fête!! (Concours!)

Régulièrement, Casterman m’envoie de jolies choses de leur rayon papeterie Cause Toujours. Ces jolies choses se trouvent être les créations de Claire Fay, celle à qui l’on doit les petits carnets de-plein-de-trucs-pour-les-adultes (comme les cahiers de gribouillages pour adultes qui s’ennuient au bureau) ou encore les agendas festifs…

Comme j’ai déjà déjà mon agenda (jaune comme un citron, c’est en effet un agenda PacMan ^^), je vous propose de gagner deux lots contenant un grand agenda « Soirées & Week Ends », un petit agenda orange ”de mes bonnes résolutions 2012”, un carnet de défenses naturelles et autres méthodes d’intimidation et un textopolitain spécial étudiant et pour le second lot, les 2 agendas accompagné d’un carnet de tendres insultes et autres mots doux et un carnet de textopolitain Bistrot (si vous êtes aussi fan de papeterie que moi, je sens que ça va participer ^^)

        (Oui je sais je fais des photos floues, mais la dernière fois que j’ai utilisé mon appareil c’était en 1940).

Parce que j’en ai déjà plein et que je préfère offrir ces petites choses toutes mignonnes plutôt que les jeter (et ça me ferait bien de la peine), alors hop, je vous en fais profiter o//
Pour tenter de remporter son lot, rien de plus simple, vous laissez un commentaire avant mercredi 16 novembre 23h59 et le roi Random fera son tirage au sort le lendemain! Les deux gagnants seront annoncés jeudi.

Bonne chance à tous :)

Edit :
Et voilà le roi Random qui parle les deux commentaires ci-dessous remportent les lots :




Et c’est donc Mimisol77 et Marie V qui remportent les lots :)

Paulette, bientôt sur papier!!

J’ai été conviée la semaine dernière à la présentation de Paulette ; magazine web dédié aux filles et plutôt rigolo. Invitée parce que Paulette décide de se lancer dans l’aventure de l’édition papier avec le même joli concept que son magazine : le participatif. D’ailleurs, si vous voulez comprendre du pourquoi du comment, il y a une très choupette vidéo ici
(dans le genre webzine féminin participatif, il y a Ladies Room, mais je n’ai jamais vraiment accroché ni à la maquette, ni au contenu…)

Comment ça marche? Chaque numéro bimestriel sera en pré-vente sur le web. Une fois les 30000 exemplaires pré-commandé, le magazine sera imprimé et envoyé. Il n’y en aura pas un de plus, et ce pour les 3 premiers numéros… Le but étant de distribuer ensuite le magazine en kiosque…
Combien ça va couter? Pour les 3 premiers, cela coutera 9,90 frais de port inclus et pour les 6 premiers numéros, le prix de lancement sera de 20€!

Je trouve l’aventure humaine vraiment chouette puisque derrière, il y a une petite équipe de filles (et de garçons) qui ont envie de proposer quelque chose de différent. Irène Olczak, la jeune directrice de publication à l’enthousiasme communicatif, vous donne envie de rejoindre l’aventure. Du coup, moi qui suis d’un naturel curieux (et puis une aventure à 9,90€, il y a de la marge dans la prise de risque), je vais commander les 3 premiers numéros.

Et parce que les Paulette font bien les choses, il y avait de la chouette déco lors de cette présentation, et vous savez quoi? Je n’ai pas pu m’empêcher de prendre des images ^^


Et des petits gâteaux tous bons de chez Just Be (quelle jolie déco n’est ce pas :))

J’ai lu La route de Cormac Mc Carthy

L’année dernière, la jolie Pia a lancé un grand cri dans l’interweb Twitter proposant à qui voulait de créer un club de lecture qui serait un peu beaucoup autour de la SF et genres littéraires approchant.

Ni une, ni deux, j’ai levé la main : déjà parce que je suis une fan du genre et que ça me permettrait de me remettre à lire et d’aborder des auteurs que je ne connais pas.

Le premier roman sélectionné « arbitrairement » fut la Route de Cormac Mc Carthy, roman dont fut tiré un film distribué l’année dernière aussi. Oui, 107 ans après tout le monde, je le lis enfin. Et non, je n’ai pas vu le film…

Hier soir, on s’est retrouvé pour en discuter. Certains ont trouvé ça terriblement bien et d’autres ont trouvé ça pourri. Devinez ou je me situe :p

 

 

Alors, alors, j’en ai pensé quoi?

Ah mais quelle souffrance à lire! Mon dieu! L’auteur n’aime pas l’humanité, il est fâché contre ses voisins ou sa belle mère, que sais je, mais ce fut un vrai travail d’abnégation que de réussir à finir ce roman…

Le pitch? C’est l’histoire d’un père et de son fils qui marchent dans une amérique post apocalytique.

Il se passe quoi? Eh bien, ils marchent, ils mangent, ils dorment, ils trouvent de la nourriture. Ils marchent, ils mangent, ils dorment, on leur vole leur nourriture. Ils ont faim, ils croisent des sectes post apocalyptiques ou des hordes de cannibales. Ils marchent, ils mangent, ils dorment. Ah, et puis à la fin ça parle de Dieu… forcément (mais argh quoi).

Voilà.

C’est tout ce qu’il se passe en 252 pages.

Certes, le style narratif sert à mort le propos. Des phrases longues et lancinantes, une déshumanisation totale des deux protagonistes avec des noms du style « l’homme » et « le petit », pas d’utilisation typographique du  – et du « … » qui indique l’arrivée d’une conversation (au début ça déstabilise) une description très basique de l’environnement (en même temps après l’apocalypse, il ne reste pas grand chose), la seule couleur que je garde à l’esprit c’est le gris. Clairement, ce roman aurait pu être une nouvelle de 50 pages et ça aurait été parfait. Oui, j’ai fini le roman en le lisant en diagonale, de toute façon, je ne perdais pas grand chose au change… Et je trouve que ça ne mérite carrément pas qu’on fasse chier son lecteur pendant 252 pages. C’est glauque en effet, mais j’ai lu des romans bien plus glauques, bien plus désespérés et qui m’ont vraiment pris aux tripes.

Bref.

Alors autour de moi (sauf 2 rares personnes) tout le monde a porté aux nues ce roman (qui a eu le prix Pulitzer, mais les prix ne sont pas des signes de qualité de mon point de vue subjectif au possible). Dans le club, 2 ont trouvé ça trop bien, 2 ont trouvé ça moyen et 2 ont trouvé ça pourri. Une sorte d’égalité quoi…

Mais il est fort possible qu’il vous plaise. Ou alors vous perdrez 2h30 de votre vie. D’ailleurs, je n’ai même pas envie de le garder. Je le donne à celui qui en a envie et qui serait un jour du côté d’Opéra et qui passera au boulot m’en débarrasser.

J’aurais mieux fait de continuer Fable III. Donc, une fois par mois, vous vous taperez ma « fiche de lecture » comme en sixième d’un nouveau roman. Le prochain est un roman de Max Brooks « World War Z » : une histoire avec des zombies! YEAHHHH!! :) et le club se réunira chez moi…

PS : si vous voulez lire un vrai livre sur la route justement, Kerouac en a fait un très bon. Celui que beaucoup considère comme l’oeuvre de la beat generation aux US et qui est vraiment, vraiment bien. Non, il n’y a pas d’apocalypse à l’intérieur…

Le bio n’est pas la solution…

Mais ça, je le savais déjà… Dans Courrier International, un journaliste danois revient sur la mode du bio dans son pays (et ailleurs aussi) et sur le fait que si tout le monde faisait de même, ça serait un peu le bordel.

Tout simplement parce que passer au bio diminuerait les rendements des productions agricoles et que du coup, on aurait du mal à nourrir son petit monde. Comme le dit ce Professeur « les effets climatiques de l’agriculture bio sont “une question très épineuse, qu’il est politiquement incorrect d’évoquer haut et fort. Mais c’est un fait : la production chutera si le Danemark et le reste de l’Europe accroissent la superficie des cultures biologiques. Si nous n’étions que 4 milliards d’habitants sur la Terre, cela ne poserait pas de problème. Mais nous sommes 6,5 milliards, et bientôt 9 milliards si l’on en croit les pronostics de l’ONU. Il est donc impératif d’envisager, sans idées préconçues, la meilleure façon d’exploiter les terres agricoles de la planète”, conclut-il.

 

 

 

C’est un peu le serpent qui se mord la queue… En gros, quoi qu’on fasse, à part avoir moins d’humains sur terre, il n’y aurait pas d’autres solutions. Ou manger des OGM comme aux States (et c’est no way) ou alors on fait comme dans Soleil vert (mais ça me ferait mal de manger ma grand mère) ou alors on devient végétarien (parce que les productions céréalières sont destinés aux humains et pas au bétail). Moi, j’aurais tendance à dire que le bio n’est pas forcément la solution, l’agriculture raisonnée me paraît sans doute le meilleur compromis.

(par contre, plus ça va, et moins je poste, va falloir définitivement que je trouve des sujets inspirants, ça ne va pas du tout là!!!)