La Corse, côté montagne…

Plein de photos en vrac de la Corse version Montagne. Il y a plein de villages super mignons, il faut prendre le temps de s’y arrêter et ne pas être sujet au mal des transports : les routes ne sont que lacets continuels sur des heures et des heures de voyage. Au moins, ça laisse le temps d’admirer le paysage :)
Dans le désordre : le vieux pont de Sartène, Cargiaca, Sorbollano (village 4 étoiles dans mon niveau de « jolis villages »), Sainte Lucie de Tallano, les Aiguilles de Bavella, Zonza…
J’ai été un peu marquée par le nombre d’hectares de forêts brûlées, il y avait des pompiers partout prêts à intervenir à la moindre alerte.

Je ne compterais pas non plus le nombre de chats (et de chiens) en liberté totale : ça traverse la route à la corse (sans se presser quoi). La chatte tigrée tout en bas, rebaptisée Minette nous rendait régulièrement visite (mais c’était surtout pour finir nos restes). La rencontre la plus étonnante fut sans doute ce chat famélique trouvé sur le chemin de randonnée, il a rondement avalé nos gâteaux et fini notre bouteille d’eau. Mais impossible de savoir ce que ce chat foutait là, loin de tout…

Et pour finir, j’ai acheté une « Encyclopédie du voyage » de la Corse du Sud aux Editions Gallimard. Super bien foutue, illustrée, avec des plans des principales villes à visiter (Ajaccio et Bonifaccio), avec moultes anecdotes et surtout, une grosse partie dédiée à la faune et à la flore locale (et ça j’adoooore). Je sais désormais ce que sont les pelotes de Posidonies. Il est un peu cher, mais vaut vraiment l’investissement. L’autre achat moins onéreux, c’est une Carte routière de la Corse, sans ça, vous allez vite être perdu. Même si j’ai remarqué que Google Maps fonctionnait assez bien sur les côtes (mais avec une réception aléatoire, on peut difficilement s’y fier), en indiquant même les chemins de terre qui mènent aux plages et ça s’est avéré souvent pratique!!

L’accidentée de la plage…

A la lecture de la note de Marie et plus particulièrement la partie « l’épreuve de la plage » qui voudrait que la majorité des filles complexent sur « j’ai du gras », ‘ »j’ai de la cellulite », « j’ai une peau de bidet », « han, j’ai râté l’épilation du maillot », je me suis souvenue de cette jeune femme d’une vingtaine d’années sur une plage derrière celle de la Rondinara (plage Corse magnifique et donc blindée, on est allée à côté avec l’option sans foule).

(La plage de la commune de Monaccia d’Aullène, ouh, mais quelle est chouette celle là aussi!)

Elle était avec un groupe de jeunes du même âge. Avec ses longs cheveux bruns et ondulés, ses lunettes de soleil, son tee shirt long qui avait l’air d’être là pour la protéger des rayons du soleil : elle se fondait au milieu des quelques plagistes présents.

Et puis un geste de sa part attire mon regard : elle remonte le long de sa cuisse droite une bande protectrice. Cuisse droite ou il manque une très grosse partie de son muscle droit antérieur. Il semble même complètement absent, comme raclé. Je remarque d’ailleurs que si elle n’utilise qu’une seule main, c’est que justement, elle n’en a plus qu’une : son bras droit est également absent.

Une évidence apparait : elle a du avoir un accident il y a quelques années. Et à voir ses traumatismes, elle a du être passagère dans une voiture qui a du subir un choc particulièrement violent…

Elle se baigne, se marre, chambre ses potes, raconte sa vie, se tient debout face à son groupe d’amis pour raconter une conversation téléphonique. Mon comparse de plage me dit que lui, abimé comme elle, il aurait peut être voulu y rester. Sa réaction me choque : il lui manque un bras certes, mais elle n’est pas complètement invalide, ça n’est pas comme si elle était tétraplégique. Et au contraire, en étant avec ses potes, elle ne semble pas être particulièrement diminuée. Son attitude voudrait peut être qu’elle reste dans son coin à se plaindre, et c’est tout le contraire. Elle irradie de force de vie, de cette niaque, comme une fière revanche face à ses cicatrices.

Elle est là, blessée, mais rayonnante et quelque part, bien plus belle pour ce qu’elle représente que ses copines qui sont en maillot de bain deux pièces et toutes bronzées.

Tout ça pour revenir à la fameuse épreuve de la plage. Les problèmes de cellulite ou de peau de bidet paraissent tellement futiles face à cette jeune femme qu’il faudrait peut être que les femmes (comme les hommes d’ailleurs) arrêtent un peu de se regarder le nombril. Cette attitude du « corps parfait » est presque déplacée face à elle, qui de toute façon, s’en fout complètement de ce que les autres peuvent penser.

C’était donc la note « la vie est belle » de la semaine… Demain, une nouvelle note futile à base de plage, de ciel bleu et de Corse o//

C’était la Corse, c’était Bonifacio…

Voilà, c’est la rentrée, la RENTREE. Enfin la mienne, c’est à domicile pour cause de torticolis (le poids des ans, la vieillesse, l’arthrite, tout ça). Mais la vôtre se passe sans doute mieux o// Et voilà, je repense à ces jours passés la bas qui me font dire c’était la corse, c’était Bonifacio…

Mais, la semaine dernière, j’étais loin de Paris, enfin moyennement loin : j’étais en Corse. Mes aïeux ; mais que ce pays est beau! Des paysages à contempler longuement, une voie lactée à déguster (un plaisir sans nom quand on sait que j’adore les étoiles), des petits poissons de plein de couleur au fond de l’eau (y’avait pas Némo, mais c’était vraiment impressionnant), des hôtes qui n’ont pas arrêter de nous nourrir à base de daube de sanglier et de saucisson, bref, j’ai eu cette impression d’être adoptée à peine arrivée. Comment repartir alors que j’avais à peine l’impression de commencer à vivre cette partie de l’île?

C’est le moment Cartes Postales de Tatie Sophie. Et si jamais vous êtes dans le sud de l’île, Bonifacio, c’est vraiment beau. Et si vous pouvez aller faire un tour de bateau, c’est encore mieux (du coup, maintenant j’ai envie de passer mon permis côtier et d’avoir mon raffiot…). Bonifacio, c’est chouette, surtout si vous aimez les vieilles pierres. Sinon, vous risquez de vous y ennuyer…


Instants Corses…


Une mauresque, et la plage de la commune de Monaccia d’Aullene.
On m’avait dit que la Corse était un beau pays, je suis complètement séduite. Des locaux charmants (Joseph, 65 ans, rencontré sur la plage, veut nous emmener pêcher avec lui), un paysage superbe, une eau chaude, des petits poissons a observer, bref, je suis surement mais doucement en train de tomber amoureuse de cette ile qui porte bien son nom…

(en direct de mon iPhone et de l’application WordPress pour cause d’absence de wifi au gite et peu ou pas de réseau… :-/)

Je reviens avec des photos! o//