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  • Back to Bombay…

    Un dernier retour sur mon voyage indien qui commence à avoir quelques semaines, mais j’avais besoin de parler d’autres choses pour laisser poser un peu le grand nombre de photos que j’avais déjà postées… Notre dernier journée à Bombay avant de repartir pour Paris fut riche d’images, d’odeurs et de rencontres… La première rencontre fut sans doute celle de notre guide : une indienne qui parlait au moins 4 langues et ce, vraiment couramment. C’est là qu’on se rend compte que les français sont vraiment nuls en dans ce domaine. Elle nous a fait partager son expérience et sa passion de la ville.

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    Notre guide nous a expliqué que Bombay était une ville de services. Par exemple, les classes moyennes ont quasiment tous une machine à laver à domicile mais ils préfèrent utiliser les services de lessiveurs. Pour cent pièces nettoyée et repassées, ils ne payent que 700 roupies. Les habitants de la ville font appel à ces services parce que c’est aussi un moyen d’aider les autres. Du coup, la ville est très peuplée, et un peu comme l’American Dream, ici, si tu bosses vraiment, tu peux réussir ta vie… Mais du coup, elle attire beaucoup de monde et on a souvent vu des gens dormirent à même le trottoir sans que ça ne choque personne. Tout simplement parce que le trottoir n’est qu’une étape avant de trouver un toit…

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    La visite est rapide, quelques heures on visite la maison de Gandhi, un marché, et on pris le train pour arriver dans la ville blanche.

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    J’ai envie de prendre des photos de tout, partout, dès que mon regard se pose quelque part : j’ai envie de garder une trace de tout ce que je vois et qui sera peut être la dernière fois. Ce n’est pas tous les jours qu’on a l’opportunité de visiter cette ville et ce pays. La gare est immense, et on découvre la ville blanche : l’ancienne partie habitée par les anglais. On rencontre les Dabbawallas, des livreurs d’un genre particulier puisqu’ils permettent aux employés des entreprises environnantes de manger le repas que leurs épouses leur ont préparé.

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    On découvrira le Babu Amichand Panalal Adishwarji Jain Temple éblouissant de richesses (des portes en argent massif, des statues d’or et de pierres précieuses…) et on nous entrainera vers un parc qui cache aux yeux de tous l’une des tours du silence, lieu particulier des Zoroastres (quand on dit que l’Inde est complexe hein)…

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    Et puis, on finira par rentrer à l’hôtel pour se préparer à revenir en France. C’est quand on pense qu’on commence enfin à toucher du doigt la complexité de l’Inde qu’elle nous échappe… Que dire d’autres que j’ai très envie d’y retourner et de pouvoir tenter l’expérience en pleine immersion cette fois-ci?

    Toutes les photos sont visibles en dessous ou sur Flickr!

  • From Bombay to Coonoor…

    Arrivés à Coimbatore, nous embarquons pour un périple routier vers Coonoor. Nous quittons la plaine aride pour rejoindre des montagnes vertes et luxuriantes : les plantations de thé finiront par se découvrir cachées derrière un bout de nuage collés à la montagne (nous sommes à 1800m d’altitude). Nous sommes dans les Nilgiri Hills : les montagnes bleues. Elles doivent leur nom à une plante qui fleurit tous les 12 ans et recouvrent les pans escarpés de fleurs bleues.

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    Une fois à l’hôtel (le Gateway Hotel Church Road) qui est un mixte entre un couvent anglais et un hotel à la Shining (ça a un charme désuet charmant), nous rencontrons Indrajit et Susheel qui seront nos guides pour ces prochains jours. Ils travaillent dans le thé depuis très longtemps et sont des experts dans la matière. Pour ne rien gâcher, ils ont un humour imparable qui fait mouche à tous les coups. Indrajit est un facilitateur entre les producteurs et les acheteurs, il s’assure également du bon déroulement des process selon les cahiers des charges de chaque entreprise : c’est lui par exemple qui a aidé Lipton à mettre en place la certification Rain Forest Alliance avec les plantations avec lesquels Lipton travaille.Inde-coonor-arbre-1Inde-coonor-the-5

    Il nous emmène rapidement sur le Glendale Estate ou le propriétaire des lieux nous explique rapidement que les points nécessaires à la certification, surtout pour la partie sociale fut très rapide à mettre en place puisqu’elle existait déjà. L’Inde a un programme sociale de qualité : les cueilleurs bénéficient de logement en dur, d’accès à l’eau, d’accès aux soins ou l’accès à l’école primaire pour tous les enfants des travailleurs.

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    Nous rencontrons le médecin des lieux qui répond à beaucoup de questions : comment fonctionne le dispensaire, a t il beaucoup de malade, quels sont les problématiques les plus rencontrées. J’apprends qu’il est l’équivalent d’un médecin généraliste Level + puisqu’il fait non seulement les premiers soins, les maladies courantes, mais également les accouchements.

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    Dans les champs de thé, on nous explique que les animaux sauvages sont protégés et qu’un système de plantation d’arbres à ombres, d’herbes à profondes racines et l’installation de cultures en pallier en dur permet d’éviter l’érosion des sols et l’apport en nutriments nécessaires à la longévité des arbres. Ils peuvent vivre plus de 100 ans, mais aucune des personnes présentes à notre visite ne sait dire de quand date le plus vieil arbre.

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    Et j’ai gardé ma plus belle photo pour la fin, celle de cette jolie demoiselle toute souriante..

    Et demain, je vous emmène à Havukal : là ou nous avons visité l’usine qui traite la feuille de thé de la cueillette à son emballage de gros…

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  • Bombay

    Après un long vol mais confortable qui m’aura autant déshydratée qu’un voyage dans le désert, nous atterrissons à Bombay. Nous avons quitté le froid parisien pour une chaleur moite de 30° et un soleil rayonnant, on aurait pu imaginer pire comme accueil!

    Aussitôt arrivés à l’hôtel, nous avons pu découvrir les saveurs des currys indiens : des épices partout mais surtout des plats très épicés. Il va falloir que mon palais s’habitue rapidement à ces plats qui font couler mon nez (oui, c’est étrange, mais les plats épicés dégagent les sinus et c’est limite si ça ne vous fait pas pleurer et à priori je ne suis pas la seule dans ce cas). Après cette première expérience gustative, nous profitons de nos quelques heures dans cette ville pour aller voir de quoi elle est faite. Nous découvrons un mode de communication routier particulier : ici, en l’absence de signalétique (pas de stop, pas ou peu de feu rouge, pas de rond point, pas de cédez le passage, bref, juste des routes et des voitures) les gens se sont adaptés, tout le monde klaxonne pour signaler sa présence.

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    La règle de priorité est simple : les camions et les bus, suivis des voitures, puis par les rickshaws et enfin les motos. Le système est rodé : même si on frôle tout le monde, pas un seul accident en vue de toute la journée.
    Pour vous donner une idée de ce que ça donne, le plus simple est encore de voir la vidéo de François


     

    Notre première visite nous emmène au temple dédié à Krishna. La religion hindouiste est la première en Inde, et elle est très compliqué (enfin surtout pour moi qui même après avoir potassé pas mal d’anciennes religions polythéistes ne comprend toujours pas tout).
    La religion, qu’elle quelle soit, fait parti du quotidien des Indiens, c’est elle également qui pose le système des castes (officiellement dissoutes, mais toujours officieusement présentes partout).
    Florence, Xuoan et François sont approchés par des personnes ou des enfants curieux de savoir ce que nous venons faire ici. Et c’est globalement le ressenti que j’en ai pour l’instant, il y a peu de défiance, nous sommes presque plus une attraction touristique que l’inverse ^-^ Mais j’avoue avoir du mal à faire des photos dans ce lieu de culte, je trouve ça un peu déplacé (impression que n’auront pas des touristes japonais puisqu’ils mitrailleront tout ce que leur guide leur montrera).Inde-temple-krishna-bombay-1Inde-toit-temple-1
    Nous continuons notre route vers le Castella de Aguada. En gros, c’est un ancien fort construit par les portugais mais qui est surtout en bord de mer et qui permet aux amoureux et aux amis de se retrouver. Il faut savoir que les marques d’affection en public quand on est en couple ne sont pas très bien perçues. Les amoureux sont donc assis l’un à côté de l’autre très chastement (et c’est même difficile de savoir si c’est un couple ou juste des amis).Inde-indienne-plage-1
    Notre chauffeur nous indique les maisons de Stars comme celle de Shahrukh Khan (quasi demi dieu en Inde) ou de Salman KhanInde-indien-pont-1
    Notre soirée se terminera par un tour dans une sorte de marché aux puces, et mon appareil étant un peu tout bloqué sur un mode sur lequel je n’ai pas la main, mes photos sont tout d’un coup très limitées. Les tee shirts sont vendus 2€ environ et les tongs de toutes les sortes pas forcément plus chères…Inde-hotel-destruction-1

    Je trouve à cette photo un côté fin du monde apocalyptique, ça irait parfaitement avec Lost…

     

    Bombay me laisse une impression de mouvement (c’est sans doute du aux véhicules qui sont omniprésents) et de grisaille : il y a de la poussière partout. Elle recouvre tout : voiture, vitres, feuilles d’arbre. La couleur est apportée par les saris des femmes tous plus chatoyants les un que les autres (ce qui me donne forcément envie d’en avoir un, chose un peu ridicule puisque je ne prendrais sans doute pas le métro avec…)

    Après un léger repas épicé forcément, nous rentrons à l’hôtel : un lever à 5h45 pour un vol interne qui nous emmène à Coimbatore le lendemain pour nous emmener à Coonoor en plein milieu des plantations de thé. Notre périple ne fait que commencer