Un jour, je serais cosmonaute…

Mais en attendant, et parce que j’ai toujours les pieds sur terre, je suis le compte Twitter d’un astronaute japonais : Soichi Noguchi. Avec lui, je voyage un peu et je sors de mon quotidien… Et oui, dans l’espace, ils ont le wifi! Et quand on voit les photos qu’il fait avec un iphone ou autre chose, ça laisse songeur :)

 

A l’école…

Lors de notre voyage, nous sommes amenés régulièrement à rencontrer les ouvriers, aller voir les écoliers, visiter les dispensaires… L’accueil est toujours bienveillant et je garderais en mémoire cette grand mère qui nous invite à entrer chez elle et racontant (via notre interprète) qu’elle a trois fils : un qui travaille sur la plantation, un autre commerçant à la ville et un dernier garagiste. Et que ces deux petits fils sont à l’école en ce moment. Ce qui nous paraît être un confort sommaire nous est présenté fièrement. Ça vous pose votre rapport à la richesse et aux choses futiles qu’on peut avoir chez soit… Du coup, on relativise à mort sur nos petits problèmes quotidiens qui n’en sont pas vraiment finalement. L’école primaire est obligatoire pour tous les enfants des travailleurs sur la plantation et les habitants du coin profitent également de cette structure. Les plantations sponsorisent une partie des études supérieures des enfants quand ils souhaitent aller plus loin en complément de la bourse d’état. C’est sans doute pour ça qu’au final, il y a très peu de jeunes sur les plantations. Peu veulent faire ce travail physique et profitent de l’ascension sociale via des études plus ou moins longues…

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Retrouvez d’autres photos sur mon compte Flickr!!

Des champs de thé à perte de vue…

Après une arrivée sous les nuages, Les Nilgiri se dévoilent enfin sous une journée radieuse : du soleil, et un delta de température entre l’ombre et l’exposition solaire qui est assez impressionnante. Nous sommes proches de l’équateur: les rayons du soleil sont bien plus agressifs que sous nos latitudes. Du coup, je suis très contente d’avoir apporté de la crème pour éviter les coups de soleil (et c’est François qui sera le premier à les subir, douloureusement d’ailleurs).

Indrajit et Susheel nous emmènent cette fois-ci aux plantations d’Havukal. Le lieu est magnifique, verdoyant et les fleurs apportant la touche colorée qui me ferait presque penser à un décor méditerranéen.

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En descendant les routes sinueuses pour rejoindre la fabrique en contrebas, nous rencontrons des cueilleuses. On nous propose de prendre des photos si on le souhaite. Ce rush m’a fait pensé à un safari : nous étions tous là à prendre des photos en mode très gros touristes. Du coup, même si ça ne gênait sans doute pas les cueilleuses, mais moi oui, j’ai utilisé un zoom qui m’a permis de ne pas rajouter à l’effet « Prenons tous des photos ensemble comme dans un zoo ». J’ai eu la chance d’apercevoir des singes jouer dans la cour de l’école. Les singes sont assez nombreux dans les collines. Ils bordent les routes, traînent dans les plantations. Ils ne font pas vraiment de dégâts dans les champs, même si ils arrachent parfois de jeunes plants.

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Arrivés à la fabrique de thé, nous rencontrons le directeur, aussi prévenant que celui d’hier. Mais je finis par me demander si cet accueil chaleureux n’est pas biaisé par les enjeux professionnels dus à la présence des personnes de Lipton.

On nous propose de déguster un thé avant d’aller visiter la fabrique et comprendre enfin comment de la cueillette au sachet cela fonctionne.

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On entre en se désinfectant les mains, en portant des charlottes et des protèges pieds : une bactérie à l’intérieur et c’est la récolte de 24h00 qu’ils peuvent jeter…

On découvre différents thés et différents goûts. Plus la taille de la feuille est petite, plus le goût est fort. J’apprends qu’avec des feuilles entières, pour un kilo on peut faire 75 tasses alors que des feuilles coupées pour sachet on peut en faire 300. On perd également en finesse contre un goût bien plus fort.

On nous entraîne dans la première étape de la transformation. Entre le moment ou le thé est cueilli et celui ou vous consommer votre thé, il ne se passe pas plus de 2 mois!

Une fois la récolte du jour terminée, elle est acheminée dans la partie de séchage doux : le thé est étalé sur moins de 10 cm d’épaisseur et ventilé sur ces longs tamis pour qu’il passe de 75% d’humidité à 50%. Cette opération dure moins de 24h00.

Inde-havukal-the-6 Inde-havukal-the-7Inde-havukal-the-5Une fois la ventilation terminée, le thé est acheminé dans de grandes machines qui vont vriller les feuilles. Cette torsion commencera le début de l’oxydation.

Elles sont ensuite transportées dans de grands rouleaux qui les tamisent une première fois. Puis elles passeront dans d’autres machines qui ressemblent étrangement à un hachoir à viande.

Les feuilles sont ensuite à nouveau tamisées plusieurs fois avant d’être apportées au séchage.

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Là elles passent dans une sorte de grand four qui envoie une chaleur jusqu’à 100°. Et elles finissent leur route dans de grands sacs avant d’être une dernière fois triées pour retirer les déchets. Il n’y a que 5% de déchets sur la totalité de la cueillette et ces déchets sont transformés soit en encens soit on extraira la caféine disponible… Le thé finit emballé dans des sacs de 50kg et sera envoyé aux acheteurs… Le responsable de la fabrique a pris le temps de répondre à toutes nos questions, et on en avait vraiment beaucoup!

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Assister au spectacle de la transformation est assez fascinant. On a du mal à se dire qu’il y a autant d’étapes entre la plante et le sachet qui trempe dans votre eau chaude :)