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  • Les alpes japonaises et Takayama

    Les alpes japonaises et Takayama

    Après Matsumoto, nous avons pris le bus pour traverser la chaîne des monts Hida. Autant vous dire qu’on en a pris plein les yeux : il faisait beau, la nature était jolie avec sa parure printanière, les petits singes aperçus au bord de la route étaient mignons. Bref, une belle transition vers une nouvelle destination…

    Takayama nous a un peu surprise : on ne s’attendait pas à tant de touristes dans les rues (en vrai, quand on a visité Kyoto, on a compris ce que voulait vraiment dire “beaucoup de touristes”). Mais Takayama a fini par nous charmer : dès qu’on prend le temps de sortir des sentiers battus, on découvre des lieux isolés, avec peu de monde, charmants, sereins, bref, ce fut vraiment trop mignon !

    Pont rouge Takayama
    Riviere Miyagawa a takayama

    La ville est traversée par la rivière Miyagawa et un ruisseau l’enako qui sont tous les deux nourris par les fontes des neiges des chaînes de montagne qui entourent la ville. Et on peut tomber sur des scènes comme celle ou une famille nourrit les grosses carpes du cours d’eau.

    Famille qui nourrit des carpes koi à Takayama

    C’est une ville ou on mange très bien (en fait, comme partout au Japon) et on a pu déguster nos premières soba froides alors qu’il faisait super chaud.
    Je vous conseille le restaurant Ebisu.
    On mange au sol à la japonaise ou sur des tables comme les occidentaux au choix. Ils fournissent également un manuel pour les débutants en Soba dans plusieurs langues. On peut profiter de la vue sur un petit jardin japonais pour ne rien gâcher. Et parce que c’est le Japon : je me suis rendue compte en allant m’acheter une glace au match que j’avais oublié mon téléphone au restaurant. Il m’attendait bien sagement à l’accueil : le Contrat de Confiance Japonais, messieurs dames !

    Ebisu
    46 Kamininomachi, 
    Takayama, 
    Gifu 506-084
    Rickshaw à Takayama
    Sanmachi-Suji à Takayama

    A Takayama, les touristes se déplacent principalement pour le vieux quartier aux maisons de bois : le quartier de San-machi suji. Et ça vaut son détour. C’est charmant, et on s’est promenés dans la rue principale au coucher du soleil : l’une des meilleures heures pour s’y balader sans trop de monde pour profiter de ces petites maisons toutes en bois et leurs portes d’entrée coulissantes (à l’inverse, y aller très tôt est aussi une bonne option)

    Sanmachi-Suji Takayama vieux quartier
    Rue de Takayama
    Tanukis à Takayama

    Nous avons troqué notre ryokan pour un hôtel à l’occidental mais avec des futons parce qu’on pouvait choisir et qu’on y dort bien. L’hôtel n’est pas dingo et plutôt vieillissant mais il fait le job et il est très central.
    C’est celui juste en-dessous avec son noren bleu (les noren sont des rideaux qu’on voit un peu partout au Japon : pour signifier l’entrée d’un restaurant ou d’une boutique, et chez soi, pour séparer les pièces)

    Rickshaw inn
    54 Suehiromachi,
    Takayama,
    Gifu 506-0016
    Hotel Rickshaw Inn à Takayama
    Miya-gawa riviere à takayama

    On est aussi allés s’amuser au musée Showa kan, un concentré de vintage japonais qui reprend les décorations et les occupations du pays des années 50 à 90.
    Ce musée reconstruit des rues avec des scooters de l’époque, des intérieurs de restaurant, d’écoles ou de maisons, on peut essayer de jouer au Pachinko sur des vieilles machines (on n’y gagne pas d’argent et c’est assez difficile de viser dans cette version du flipper à l’horizontal). C’est un véritable bond dans le passé et c’est assez drôle / dépaysant. On valide

    Takayama Showa kan
    6 Shimoichinomachi,
    Takayama,
    Gifu 506-084
    Musee vintage à Takayama
    Riviere Enako

    Le ruisseau Enako, une publicité pour le Japon à lui tout seul.

    On s’est posés un soir au bar Flame, un izakaia proche de notre hôtel ou on a très bien mangé (il y avait une grande liste d’okonomiyaki et on avait très faim, ça tombait bien) et surtout, on est tombés sur un patron qui parlait anglais, et avec qui on a discuté toute la soirée. On a appris qu’il y avait effectivement des ours dans la région mais qu’on les sent arriver quand on pêche rien qu’à leur odeur.

    Il nous a fait goûter du saké, et de l’umeshu (du vin de prune, une tuerie) on a pu échanger sur les animes japonais avec lesquels on avait grandi et Ken le survivant qui décorait des bouteilles de Saké (cet anime hyper violent ou Ken tranche des gens avec ses mains) et il nous a dit sa passion pour les vieux films de Luc Besson et qu’il était archi fan de Léon. Bref, si vous êtes dans le coin, vous pouvez y aller les yeux fermés (et si vous n’avez pas envie de discuter, vous pourrez toujours vous régaler )

    Bar Flame
    54 aioimachi
    5060014 Takayama
    Torii temple Sakurayama Hachimangu
    Sakurayama Hachimangu temple takayama

    On a pris le temps de suivre le circuit des temples et sanctuaires proposé par la ville. Un parcours de 2h à 3h selon votre vitesse et votre envie ou non de flâner. On a arpenté une grosse dizaine de lieux plus ou moins intéressant, mais chaque endroit avait son charme et c’est une vraie flânerie méditative qui s’est offerte à nous. Le Higashiyama Teramachi walking tour nous a vraiment beaucoup plu et on vous le conseille fortement surtout si vous aimez la nature, les vieilles pierres et les bâtiments finement ouvragés.
    Si vous voulez en profiter, vous pouvez télécharger ce plan !

    Cloche temple takayama
    Stele sanctuaire Takayama

    C’est tout pour Takayama, prochain arrêt, Kanazawa !

  • Mon voyage au Japon : les alpes japonaises et Matsumoto

    Mon voyage au Japon : les alpes japonaises et Matsumoto

    Le Japon
    Le JAPON
    Le J-A-P-O-N !!!!!

    Plus de 15 ans que j’attendais ce voyage, plus de 8 mois que je me projetais, que j’espérais et j’avais presque peur de trop rêver ce voyage et d’être déçue. J’étais tellement à fond que j’ai même pris 6 mois de cours de japonais (tout ça pour être capable de demander à boire, à manger, dire que je suis française et que j’habite à Paris avec mon copain…).

    Et alors le résultat ?

    C’était au delà de mes espérances : ce fut génial, magnifique, extraordinaire, fabuleux, divin, trop beau, magique, délicieux e & complètement dingo.

    Ce voyage est rentré directement dans mon top 3, détrônant tous les autres de la main. La supériorité japonaise en somme :p

    J’ai kiffé les lieux, la bouffe, les gens, la bouffe, les daims, la bière, la bouffe, les temples, les onsen, la bouffe, les yukatas, la bouffe, les sanctuaires, la bouffe, les kimonos et la bouffe

    Centre ville Matsumoto

    Bref, vous l’aurez compris, j’ai trouvé ça parfait, même lorsqu’il pleuvait (bon, pas tant que ça quand même) et j’ai prévu d’y retourner dans 3 ans (parce que je n’ai pas fini de tout goûter et de tout voir :p )

    Du coup, pour celles et ceux qui auraient loupé les 92000 photos que j’ai partagé sur mes stories Instagram, voici un petit récapitulatif !
    Chaque article reviendra sur des choses différentes que j’ai pu découvrir du Japon, des japonais et de leur mode de vie, ça évitera de faire des articles pavé, même si celui-là est déjà bien long

    DAme âgée avec son ombrelle devant un temple à Matsumoto


    Et la première partie ne sera pas Tokyo mais Matsumoto : jolie ville de province nichée dans les alpes japonaises avec beaucoup moins de monde que dans la capitale

    Ce qui frappe à Matsumoto, c’est l’absence de buildings, tout semble à taille bien plus humaine que Tokyo. La taille de la ville également n’est pas comparable à la capitale japonaise : tout est très rapidement accessible et l’échelle y est sans commune mesure avec la mégalopole nippone.

    Femmes et koinobori à Matsumoto

    Au Japon, ils n’aiment pas trop le soleil : ils ont des chapeaux, des ombrelles, des manchettes longues qu’ils ajoutent à leur tee shirt manches courtes pour couvrir leur bras jusqu’aux bouts de leur doitgts. Les chapeaux et les ombrelles sont marquées souvent d’un sigle anti-UV, c’est dire. En gros, les seuls à être bronzés (et rouges), c’est les touristes (nous quoi ^^)

    Matsumoto centre ville

    Le centre ville de Matsumoto s’axe autour d’une avenue principale qui mène au grand parc de la ville, parc qui nous offrira une jolie surprise quelques jours plus tard…

    Frog street Matsumoto
    cycliste à matsumoto

    Pour se nourrir, on a rencontré quelques déconvenues : surtout pour trouver des légumes et des fruits. On trouve essentiellement des produits carnés, du poisson, de la friture mais pour le vert, on repassera. Et à force de manger, certes, des choses délicieuses, mais quand même assez riches, notre corps finissait par réclamer des légumes. Et on a été chanceux à Matsumoto : on a trouvé un restau vegan !

    Je vous conseille d’aller faire un tour au Healthy pinguin. Tenu par un écossais et une japonaise, on trouve ce restaurant dans une petite rue avec plein de fleurs, des petits vélos, bref, gros niveau d’adorabilité.

    On a même eu l’occasion de discuter avec une jeune japonaise qui apprenait l’anglais, et qui voulait voyager à Hawaï et qui avait besoin de s’entraîner. Born and raised in Matsumoto, on lui a demandé ce qu’il y avait à voir à part le château dans la ville, et elle a buggué. Je crois qu’elle est prête pour quitter sa ville pour de bon, parce qu’il y a quand même plusieurs choses à faire chez elle :p

    avocado toat matsumoto

    Healthy Penguin Café
    4 Chome-3-25 Ote,
    Matsumoto,
    Nagano 390-0874
    Page Facebook

    Et puis Matsumoto, c’est surtout ce château, classé au patrimoine mondial de l’Unesco et trésor national. Surnommé le corbeau de par sa couleur noire par les japonais, on a été complètement bluffé par le bâtiment. Sur 5 étages, il se visite et même si il y a n’a pas énormément de choses à voir à l’intérieur, son architecture et sa structure en bois est vraiment impressionnante et mérite qu’on prenne le temps (et qu’on paie un ticket d’entrée) pour découvrir son intérieur.

    Le château de Matsumoto est un véritable bijou qui se laisse admirer et on est resté un long moment devant à se répéter que, quand même, c’est sacrément beau…

    Black castle matsumoto

    Non, mais est ce que ce château n’est pas dingo ?

    Chateau de Matsumoto
    4-1 Marunouchi,
    Matsumoto,
    Nagano 390-0873
    Site internet
    Entée : 610 Yens tarif adulte

    Et la jolie découverte de la ville, ce fut la foire nationale d’artisanat japonais, la craft fair de Matsumoto : la plus grande expo et la plus vielle du Japon. Grosso modo, un marché de créateurs Etsy avec 300 stands : un énorme kiffe. J’ai eu envie de tout acheter. Je me suis retenue parce qu’il fallait garder de la place dans la valise, et avec le recul, je le regrette : j’aurais du me faire plaisir tellement il y avait des choses hyper belles, fines, travaillées, bref, un régal pour les yeux !

    Au Japon, chaque ville a un symbole qui la représente et le motif est repris sur les plaques d’égout de la ville. On peut ainsi prendre en photo plein de plaques d’égoûts différentes (et on le fait parce qu’elles sont souvent aussi jolies que celle là). Le symbole de Matsumoto est la Temari : une balle cousu de pleins de fils colorés différents pour représenter des motifs géométriques.

    On a pris le temps aussi d’embarquer dans un petit train pour aller visiter l’une des plus grandes fermes de Wasabi du pays. Le Wasabi est une racine, qui une fois râpée finement livre toute sa saveur. En France, le wasabi est souvent du raifort, et, une fois qu’on a goûté du vrai wasabi, je peux dire qu’on sent vraiment la différence !

    La ferme Daio, se trouve à quelques minutes au Nord de Matsumoto, et la visite est gratuite. On peut louer des vélos pour y aller et je vous le conseille vivement, vous pourrez pédaler au milieu de la campagne à travers champs et rizières.

    La visite de la ferme de Wasabi est assez intéressante, mais manque cruellement d’accessibilité aux visiteurs non japonais : comprendre que tout y est écrit en japonais Mais on a quand même goûté des saucisses au Wasabi, des croquettes au Wasabi, de la glace au wasabi et on est reparti avec de la mayonnaise au wasabi (ils n’avaient pas de bières au wasabi parce qu’on en aurait bu aussi )

    Cette ferme est idéalement située, car la racine a besoin d’une eau pure et fraîche pour pousser correctement. L’eau venant des montagnes est donc parfaitement adaptée !

    Pour accéder à la ferme, on passe devant le temple d’Hotaka, temple magnifique, isolé, et c’est dans ce cas qu’on était bien contents d’avoir quitté les grandes villes et grandes artères… On a même pu assister à une séance de Kyudo : du tir à l’arc zen. Les mouvements sont lents, précis, le lâcher de la flèche se fait dans un souffle. C’est très gracieux, très joli et pas forcément très efficace mais je ne crois pas que la finalité de la cible soit ici, le but premier.


    On a eu beaucoup de plaisir à se balader à travers champs. On s’est arrêté très régulièrement pour admirer la vue, les hérons, les ruisseaux, profiter de l’absence d’agitation, c’était vraiment adorable et particulièrement calme.

    Comment y aller :

    Prendre le train à la gare centrale de Matsumoto, la JR Oito Line et descendre à l’arrêt Hotaka ! Compter 330 yen le billet aller, et c’est gratuit si vous avez le JR Pass !

    Pour louer votre vélo, direction Shinano an ! ils parlent anglais, sont adorables, prêtes des chapeaux et ont de la crème solaire pour les peaux très claires parce que ça peut vite taper fort 200 yen l’heure et je vous le conseille vivement !

    Et après l’effort, le réconfort ! J’avais jeté mon dévolu sur un ryokan, sorte d’auberge thermale traditionnelle. On a dormi sur des futons, mangé des kaiseki (repas de cérémonies en 10 plats complètement foufou), et profité des onsen privatifs et ça, c’est un très gros kif !

    Tu le sens la nana posée, complétement zen et qui a décompressé ?

    Le Japon profite des nombreuses sources chaudes offertes par l’activité volcanique. De fait, on trouve de nombreux lieux qui offrent des bains publics ou privés, avec des eaux riches et chaudes aux vertus thérapeutiques qui détendent autant le corps que l’esprit !

    Si vous voulez vous aussi en profiter, direction Izumiya Zenbe ! Le ryokan est un peu loin du centre ville, mais il est accessible en taxi ou en bus. On peut aussi y aller à pied en passant par les pistes cyclables : ça permet de découvrir les maisons des japonais sans strictement personne et ça c’est très appréciable !

    Izumiya Zenbe
    Satoyamabe 451
    Matsumoto
    390-0221 Nagano
    Site internet

    Et une fois cette seconde étape terminée, nous avons pris le bus pour traverser la chaîne de montagne et rejoindre Takayama. Voyage très confortable, avec des paysages sublimes et j’ai même eu la chance de voir des petits singes !

    Prochaine destination : Takayama !

  • Mes adresses préférées à Copenhague #1

    Mes adresses préférées à Copenhague #1

    Retour sur Copenhague ! Parce que ce n’est pas avec un article sur Norrebro qu’on peut vraiment se rendre compte à quel point j’ai aimé cette ville. 

    Premier article avec mes adresses préférées et il y en a beaucoup (peut-on dire trop ? ). Nous avons eu la chance d’avoir 5 jours de très beau temps : les conditions parfaites pour profiter de cette ville en vélo !

    Commençons avec le premier coin de Copenhague que j’ai adoré (tellement qu’on y est allé 2 fois o//)

    Le jardin botanique

    Amour total pour ce jardin botanique, qui n’est certes,  pas le plus grand d’Europe mais qui est absolument charmant. Et c’est sans doute grâce à cette sublime serre que l’on doit tout ça ! 

    On se promène parmi plus de 13000 espèces réparties à travers son jardin de 10 hectares et sous ses serres. C’est comme un petit poumon vert au milieu de la ville : c’est calme, relaxant, apaisant, on pourrait rester là assis des heures sur un banc à regarder pousser les plantes.

    Mais pour nous contrarier un peu, la serre était fermée pour préparer la prochaine exposition qui ouvrait deux jours après notre départ : nous n’avons pas pu voir l’intérieur même si nous avons pu jeter un oeil quand les ouvriers entraient et sortaient. Mais chou blanc, l’entrée était pleine de matériaux de construction…

    Pour avoir plus d’informations sur ce jardin botanique, c’est par ici

    Si vous ne trouvez pas ça mignon, je ne peux plus rien pour vous


    Nyboder

    Nous avons repris nos vélos et continué notre promenade un peu plus loin et on s’est laissés porter jusqu’à ce que mon regard soit accroché par une couleur jaune vif telle un soleil dans la ville. Nous avions découvert les maisons jaunes de Nyboder (les gens qui préparent vachement leur voyage hein, vu que c’est assez connu ^^)

    Il semble que ce soit un ancien quartier de marins construit près du port.  En tout cas aujourd’hui, je ne sais pas si il reste beaucoup de marins dans le coin, mais des vélos il y en a vraiment énormément !

    Il n’y a que quelques rues de maisonnettes jaunes qui forment un petit bloc et certaines sont piétonnes. On trouve souvent juste à côté des portes des chaises et des bancs ou on peut s’asseoir pour savourer le soleil

    Le Kastellet

    Pour continuer dans une mouvance militaire, nous enfourchons nos vélos pour partir vers le Kastellet. Cette citadelle militaire est construite en étoile comme les constructions Vauban et sur le plan de la ville, on ne peut pas trop louper l’ensemble.

    Et bien qu’elle conserve une fonction militaire, nous n’avons aperçu que deux soldats qui avaient plutôt l’air de deux mecs en goguette.

    Les lieux sont très paisibles et on y croise autant de touristes que de danois qui se promènent avec leurs enfants qui grimpent sur des canons décoratifs ou font leur jogging sur les buttes délimitant la citadelle… Je n’aurais pas cru possible qu’on puisse mêler le bucolisme et le militaire dans un même lieu mais les danois l’ont fait !

    Avant d’entrer dans la citadelle, on passe devant l’église Saint Alban et en se promenant, nous sommes tombés sur un adorable moulin à vent !

    La petite sirène

    Mais si il y a bien un incontournable de Copenhague, c’est sans doute celui là : la statue de la petite sirène.

    Cette petite statue aura vécu bien des péripéties depuis son installation : entre une tête sciée plusieurs fois, un bras coupé, recouverte de peinture, on peut dire que son existence ne fut pas des plus paisibles ! Et comme c’est un incontournable, il y a toujours du monde devant la lille havfrue (son nom danois), la preuve en photo

    Et comme nous avions faim, on s’est arrêté chez Toldboden. Un restaurant avec une très grande terrasse et de grandes tablées qui sert de nombreux plats de poisson frais. C’était un endroit parfait pour manger un fish and chips devant les grandes baies vitrées qui donnent sur la jetée ou se trouve le bateau de la famille royale du Danemark.

    On peut aussi y bruncher. En tout cas, il y avait plusieurs groupes d’étudiants présents ce jour là. Il semble que ce soit une destination appréciée par les jeunes danois. En tout cas, nous nous sommes régalés : le poisson et les légumes étaient de toute première fraicheur !

    Le port de Nihavn

    Si la petite sirène est un incontournable de la ville, ce petit port est LA carte postale de la capitale.

    C’est un port visuellement adorable, et qui semble sorti tout droit d’un livre d’illustration tellement il est mignon. Ce petit port typiquement danois, Nyhavn est sans doute le port le plus pittoresque de la ville et on en prend plein les yeux avec ses bâtiments de couleurs vives.

    Nous ne sommes pas restés très longtemps au vu de la foule et si j’avais un conseil à vous donner, ça serait de marcher de l’autre côté du canal. Vous éviterez les slaloms entre les promeneurs… Mais vous pourrez surtout avoir une vue plus générale de toutes ces maisons chatoyantes qui se suivent avec leurs bateaux amarrés dans le canal.

    Et je vous donne rendez vous lundi prochain pour le prochain article danois ! 

  • Visiter Copenhague : le quartier de Nørrebro

    Visiter Copenhague : le quartier de Nørrebro

    Même si j’ai bien failli arriver à Copenhague sans mon portable, je suis arrivée finalement sans encombres et j’ai pu profiter de notre quartier temporaire : Norrebro. Situé au nord ouest de la ville, ce quartier est dépeint comme le quartier populaire à la mode. Représentant le multiculturalisme danois, et son ouverture d’esprit, on y trouve autant de kebabs que de cafés trendy, de bars à chicha que de restaurants bistronomiques… Du coup, on est allés s’y promener, flâner, louer un vélo dans une boutique à côté pour notre prochaine sortie et j’ai fait plein de photos !

    Norrebro n’échappe pas à la petite reine, présente partout. La ville étant assez plate et les voies de déplacement étant particulièrement bien pensées (route, voie cyclable, trottoir), la circulation est fluide et sans danger. Mais pour cette première après midi, nous avons pratiqué la ville à pied.

    Juste en face de notre appartement se trouve le café Arrebo. Les danois sont tout le temps au café, et il y a des cafés partout. J’ai été un peu étonnée de voir autant de papas seuls avec leurs bébés ou de ne voir que des hommes encadrés des sorties scolaires. Il semble qu’ici, les pères s’impliquent vraiment dans l’éducation de leurs enfants et j’ai trouvé ça vraiment chouette. Je me doute bien que si ils le font, c’est sans doute parce qu’ils le peuvent et qu’il y a sans doute un soutien du gouvernement pour qu’ils puissent s’occuper de leurs petits.

    Au Café Arrebo, on peut prendre un café bio, une tartine bio (leur fameux smörrebröd) ou rester pour voir un match de foot le soir (nous y étions pour le match France / Danemark, match inintéressant au possible si il en existe) mais chouette ambiance.
    Le lieu est surtout fait pour l’été : l’intérieur est petit mais charmant et surtout les ordinateurs et les tablettes y sont interdits ! Il y a des magazines à disposition ou des jeux de carte ou de société, mais les nouvelles technologies n’y sont pas les bienvenues. En tout cas, ils ont gagné le prix du site AOK dans la catégorie meilleur café de la ville 2018, et ça n’est sans doute pas pour rien
    Situé juste en face de l’espace Super Kilen, ça serait dommage de ne pas s’y arrêter.

    Arrebo
    Midgårdsgade 1
    2200 København

    Le parc Superkilen est un parc en 3 parties : une partie végétalisée, une partie bétonnée avec des jeux et une fontaine, une partie rouge (en travaux au moment ou j’y étais) dédiée au skate et vélo. On y trouve de nombreuses oeuvres venant de différents pays. Le lieu est hyper graphique, assez cool, plein d’enfants et d’adultes qui barbotent dans la fontaine dès qu’il fait un peu chaud. Cette place a été pensé pour que les voisins se rencontrent et il semble bien que ce soit le cas !

    On s’est promenés vers les rues de Stefansgade et de Jaegersborggade, dans un coin un peu branché, plein de boutiques design, jolies et de restaurants un peu trendy…

    Au bout de Jaegersborggade, on tombe sur le surprenant cimetière Assistens Kirkegard : un cimetière qui fait aussi office de parc et ou les gens se promènent, pique-niquent tranquillement à quelques mètres de tombes.

    On y trouve aussi la tombe du fameux Hans Christian Andersen (et des écureuils ^^). 

    Au sud de Norrebro, on trouve une succession de lacs artificiels, longés par une piste cyclable et de nombreux restaurants ou boire une bière

    Au sud du cimetière, on trouve de nombreux restaurants et cafés dans la rue Griffenfeldsgade. Dont un restaurant de ramen (Ramen to biiru) ou vous devez commandez votre plat sur une machine, comme au japon !

    Ramen to Biiru 
    Griffenfeldsgade 28,
    2200 Copenhague

    Et si vous avez soif, juste en face, vous avez le Dépanneur (vraies bières dans un café québecquois et vraies habitants de Copenhague hyper trendy ^^)

    Et pas loin de l’appartement, nous sommes tombés sur cette boutique de seconde main : plein d’objets design, de lampes superbes, de chaises magnifiques mais qui ne rentraient pas dans la valise. On les a donc laissé là bas mais avec beaucoup de regrets !

    Oxigen
    94 Tagenvej
    Copenhague

    Et pour finir, nous avons aussi repéré la façade du centre culturel Osramhusset !

    Et à bientôt pour la suite

  • Passer du reflex à l’hybride…

    Passer du reflex à l’hybride…

    Après plusieurs années avec mon Pentax K10D sous le bras, je me suis posée la question “Et si je quittais mon reflex pour un hybride ?” Les raisons principales étant le poids et la taille de l’engin. J’arrivais à en avoir mal aux épaules à porter mon appareil photo et ses 2 objectifs. Résultat, je le sortais de moins en moins et je prenais de plus en plus de photo avec mon smartphone. Ce qui est quand même un peu ballot non ?

    Après une étude plus ou moins poussée, et avoir fait une shortlist de deux appareils hybrides, j’ai finalement basculé du côté Fuji de la force : j’ai acheté un XT10 l’année dernière (merci la promo de la Fnac). L’autre appareil retenu étant un Olympus OMD (et ça tombe bien, parce que Mr F le possède, j’ai pu le tester aussi).

    Le pentax fait 1,3kg avec ses 2 objectifs et le Fuji fait 790g avec les deux objectifs aussi…
    (L’argument du poids :))

    Je ne vais pas mentir, les débuts avec le XT10 furent un peu chaotiques : je devais désapprendre le menu et les usages du K10D. Ce ne fut pas évident : les menus personnalisables sur le XT10 ne sont pas super ergonomiques et j’ai eu des phases de “Mais sérieux, pourquoi j’ai acheté cet appareil, si ça continue, je vais le revendre” (c’est dire si je n’arrivais pas à prendre le boudin en main).
    J’ai un autre souci : je ne lis jamais les manuels (et ça vaut pour tout : de la console en passant par le four ou autres) Cette fois-ci, j’ai du ouvrir le manuel, étudier, appliquer, et recommencer parce que j’avais oublié…

    L’autre problème, c’est que j’ai un amour passionné pour l’objectif 50 1,4 de Pentax. Il fait de belles photos lumineuses, des portraits qui rend tout le monde beau, qui fait un bokeh de foufou. Et rétrograder à un objectif classique type 16-50, c’était un peu compliqué et surtout, très frustrant… J’avais profité d’une offre à la fnac avec 200€ de réduction sur le XT10, j’ai sauté dessus mais je ne m’étais pas forcément rendue compte de ce que cela impliquait…

    Et puis, j’ai contacté Vincent (alias Paingout sur Twitter) ; dont Fujifilm est un des clients ; pour lui demander de l’aide parce que j’étais un peu désespérée. Et non seulement, il m’a tout expliqué mais en plus, il m’a mis en relation avec Fuji pour pouvoir tester l’objectif 35mm 1,4 (l’équivalent du 50mm 1,4 en reflex) le temps d’un week end. Grâce à Vincent et Edith, mon rapport de frustration à mon appareil s’est transformé en plaisir

    Dire que ce fut une révélation est un euphémisme : j’avais à nouveau le plaisir de prendre des photos. Je le sors pour tout, tout le temps. Les images sont tellement belles ! Des exemples concrets ?


    Oui, j’ai un truc avec les chats des voisins et les fleurs :) 

    Les photos ne sont pas parfaites, on sent que je n’ai pas encore complètement l’appareil en main et j’aime les contrastes, mais c’est mieux qu’avant. Si, si, vous pouvez me croire

    Sinon, la vraie question :

    Comment passer sereinement d’un reflex à un hybride ? 

    => Tester les modèles qui vous intéressent pour voir si ils vous conviennent. Il existe de très nombreuses marques et que ce soit chez Leica, Nikon, Fujifilm, Olympus, Sigma, Sony ou Panasonic, vous trouverez forcément le modèle qui correspond à votre usage et à votre budget.

    • Si votre budget est serré, il faudra faire des concessions.
    • Pour les tester, le plus simple c’est d’aller au Salon de la photo (mais c’est en novembre, ça risque d’être long d’attendre 9 mois) ou de suivre les comptes des marques qui vous intéressent sur les réseaux sociaux : ils annoncent souvent les endroits ou vous pourrez tester les appareils.
      Si vous avez des amis qui en ont, c’est aussi un plus. N’hésitez pas à leur demander si vous pouvez l’essayer et demandez leur avis sur l’appareil et pourquoi ils ont choisi celui-ci plutôt qu’un autre. Me bouche à oreille est pour moi, l’une des meilleures publicités
    • N’hésitez pas à vous déplacer dans les boutiques spécialisées également. A Paris, vous pourrez tester les modèles chez le Cirque, Camara ou Objectif Bastille (n’hésitez pas à appeler avant pour vérifier si ils ont le modèle désiré).
    • Vous pourrez vérifier que l’ergonomie de l’appareil vous convienne et que l’appareil est conforme à l’usage que vous voulez en faire.
    • Faites une liste de toutes les questions que vous avez. Il n’y a pas de questions bêtes. JA-MAIS !
    • Et si finalement, vous vous rendez compte que le modèle ne vous convient pas, revendez-le. C’est une décision extrême, mais si vous gardez un appareil photo plus de 2 ans et que vous ne l’utilisez pas, celui-ci va perdre de la valeur. Le jour ou vous voudrez le revendre, il sera difficile d’en obtenir le prix désiré. Il ne faut pas avoir de scrupules, simplement accepter que l’on s’est trompé. Et ça arrive à genre, tout le monde

    Je ne sais pas si ça vous aura aidé, mais n’oubliez pas de vous faire plaisir avant tout