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  • Visiter Kyoto : Palais impérial, Nijo-jo et Nishiki Market

    Visiter Kyoto : Palais impérial, Nijo-jo et Nishiki Market

    Après notre voyage dans les alpes japonaises (avec Takayama, Matsumoto et Kanazawa), nous étions assez content d’aller à la rencontre de Kyoto, anciennement Edo, la capitale du Japon pendant de nombreuses années.

    Mais d’abord, un peu d’histoire et des chiffres !
    La ville ayant été désignée comme parfaite par les astronomes, géomanciens chinois et autre spécialistes du Feng Shui, Kyoto (alias Edo) a été désignée comme parfaite pour accueillir un grand nombre d’empereurs japonais (pendant plus d’un millénaire, c’est dire si ils kiffaient la ville) et ils ont ainsi quitté Nara (Première capitale fixe du Japon). La situation géographique de la ville la rend très sûre : cernée par une chaine de montagnes et un grand lac, elle a peu ou pas subi de tremblements de terre (c’est en tout cas ce qui dit Wikipedia), et assez éloignée de la mer donc, pas de tsunami à gérer (ils étaient malins ces savants de l’époque).
    Pendant ce millénaire, ils ont eu le temps de construire plus de 2000 temples, sanctuaires et palais, ce qui fait de Kyoto LA capitale culturelle du Japon. De nombreux bâtiments sont classés au Patrimoine mondial de l’Unesco et c’est sans doute aussi pour ça qu’elle attire grand nombre de touristes chaque année (elle est la deuxième ville la plus visitée derrière Tokyo, c’est dire). Et la ville a été particulièrement bien conservée puisqu’elle a échappé aux bombardements américains pendant la seconde guerre mondiale. o//

    Japanese dog

    Nous n’avions pas vraiment organisé de parcours à Kyoto parce que nous sommes des touristes qui planifions peu ; avec les avantages et les inconvénients de cette non planification. A savoir, pour les avantages, le plaisir de la découverte, l’émerveillement face aux petites choses imprévues et improvisées, le plaisir d’avoir l’impression d’être les premiers à découvrir quelque chose (alors qu’on sait que c’est complètement faux) mais également pour les inconvénients la découverte de la foule des autres touristes qui souhaitent faire la même chose que nous, au même moment.
    On avait tellement rien préparé qu’on a rushé plein de lieux touristiques lors de notre dernière journée avant de partir

    Comme notre voyage a été un peu décousu (un coup on est allés au nord et puis au sud dans la même journée, parce que hey, pourquoi être pragmatique et regrouper nos déplacements alors qu’on peut faire n’importe quoi ? ), je vais plutôt vous présenter les lieux visités par zone, ça sera plus simple

    Le Nishiki Market

    Lors de notre première journée, nous avons commencé par ce qui nous passionne sans doute le plus dans ce pays : LA BOUFFE !
    Nous avons donc été faire un tour au Nishiki Market, LE marché alimentaire de Kyoto. Le marché ici concentre ses étals autour d’une allée piétonne couverte d’environ 400 mètres de long, permettant de se promener tranquillement à l’abri de la pluie et du soleil.
    Si le marché attire de plus en plus de touristes, il attire de moins en moins de locaux. Ce qui modifie au fur et à mesure le visage du marché : il y a de plus en plus d’étals dédiés aux touristes que des primeurs, poissonniers ou autres permettant aux locaux de se sustenter.

    Pour autant, il y a des boutiques qui méritent le détour, comme celle avec les bonbons et gâteaux artisanaux et celui ou vous pouvez acheter des couteaux et autres emportes pièces… Sans compter celles ou vous pouvez acheter des choses à manger, que ce soit des Takoyakis (beignets au poulpe) ou des petits gâteaux hérissons.

    Fisherman in kyoto market

    Et puis, au bout de la galerie, qu’est ce qu’on trouve ? Un tout petit sanctuaire et ses temples ! Les gros bidons derrière le dragon sont du saké, bien souvent des cadeaux en remerciement de bonne fortune.

    Et c’est plutôt bien fait puisqu’il y a juste avant le temple la rue dédiée au shopping : Terramachi dori ! Et je vous conseille d’y aller quand il pleut. Déjà parce que c’est couvert et que vous trouverez plusieurs petits sanctuaires et temples tout du long de la rue. Elle donne également sur une artère commerçante très animée qui elle même est couverte. C’est dans cette avenue que nous avons trouvé des kokechis pour ma mère dans une boutique d’artisanat japonais.

    Nishiki Market
    609 Tominokoji Dori Nishidaimonjicho, 
    Nakagyo Ward, 
    Kyoto
    
    Le temple du Nishiki Market
    Nakagyo Ward, 
    Kyoto

    Le Palais Nijo-Jo

    On a aussi été se promener au Château Nijo-Jo, petit bijou d’architecture féodale japonaise construit en 1600, se trouvant plus ou moins au centre de la ville. Il y a deux bâtiments à visiter, mais malheureusement pour nous, seul l’un des deux était disponible. L’autre était en réfection.
    Nous avons donc visité la Palais Ninomaru-goten. On s’y promène en chaussettes, et les photos sont interdites mais c’est un ensemble de 6 salles ou les pièces sont assez folles : de grands pans de portes et murs en papier peint avec de grandioses scènes de nature comme ces panneaux avec des grues et des pins ou celles avec des tigres et bambous. Tout y est somptueux, du sol au plafond en passant par les jardins.
    Je vous conseille de venir en fin de journée, vous aurez moins de monde. Mais il est possible que vous entendiez les sifflets des gardiens pour indiquer que la visite est terminée et qu’il faut y aller maintenant
    Pour avoir une idée de l’intérieur, direction le site officiel !

    Et pour les photos d’extérieur, c’est juste en dessous

    Porte du Chateau Nijo-Jo à Kyoto

    Les jardins nationaux Gyoen
    et le palais impérial

    Si vous cherchez à vous éloigner de la foule et marcher dans de très grands espaces sans rencontrer âmes qui vivent, ce parc est pour vous. Il abrite deux palais impériaux (ça n’est pas le palais impérial de l’empereur actuel qui lui, est à Tokyo), des jardins impériaux, une maison de thé, une maison des invitées et des allées gigantesques.
    Nous avons croisé que très peu de monde, quelques touristes, quelques japonais, un garde en vélo, et c’était très reposant et serein de se promener dans la partie boisée avec le chant des oiseaux en fond sonore.

    Nous sommes tombés par hasard sur la Tea House (la maison qui abrite la cérémonie du thé) avec son étang, ses carpes, son pont japonais…

    Palais de la cérémonie du thé Kyoto

    Quand on s’est présenté sur cette allée et la remonter vers le palais impérial, on avait vraiment l’impression de ne pas avancer (alors que ça n’était qu’à 10 minutes à tout casser). Il faisait vraiment très chaud, il n’y avait pas de vent, on a donc pris les allées secondaires sous les arbres pour gagner en fraîcheur…

    Et nous sommes arrivés dans l’enceinte de l’ancien palais de l’empereur, Le Kyoto . L’entrée est gratuite et l’ensemble est vraiment joli. Mention spéciale aux assemblages de bois sans clous ni vis pour faire tenir tout ça. Les artisans japonais n’ont vraiment rien à prouver aux artisans occidentaux !

    Le palais impérial a hébergé les empereurs pendant plus de 1000 ans et a été construit en 764. Il a plusieurs fois brûlé pour être reconstruit à l’identique (on découvrira que cela se passe comme ça pour de nombreux bâtiments historiques). Si on ne peut rentrer dans aucun bâtiment, la visite mérite quand même le détour.

    Mais ce que j’ai préféré, ce sont les jardins, la dernière photo montre à quel point les lieux sont entretenus, chaque chose est à sa place, le tout pour créer un ensemble visuel très équilibré, calme et apaisant.

    Kyotogyoen, 
    Kamigyo Ward, 
    Kyoto, 602-0881
    
    Entrée gratuite mais n'hésitez pas à vérifier sur ce site que l'accès est ouvert. 

    On mange ou ?

    Quand il fait chaud (et c’était le cas début juin), les sobas froides sont vraiment le choix parfait pour se rassasier sans ajouter de température à son corps !
    Repas succulent chez Honke Owariya avec le hourra Soba froid : 8 bols superposés de sobas froides accompagnées d’un assortiment d’omelettes, champignons, graines de sésame, tempura de crevettes Wasabi, nori (algue séchée) et du radis. Compter 2500 ¥ (environ 21€).

    Honke Owariya
    322, Niomontsukinukecho, 
    Nakagyo-ku Kyoto-shi, 
    Kyoto, 604-0841
    
    Attention, il y a un peu d'attente à l'extérieur ! 
    2 autres adresses sont également disponibles dans Kyoto.

    Prochaine étape : Nara, ses biches et le plus grand bâtiment de bois au monde

  • Que faire à Londres pour un week end de 4 jours

    Que faire à Londres pour un week end de 4 jours

    Si je connaissais déjà un peu la ville pour y être allée quand j’avais 20 ans et que j’y retourne de manière assez régulière pour le travail, je me rends compte que je ne connais peu la capitale anglaise ou très mal.

    J’ai donc décidé d’y remédier et de faire un voyage solo en octobre comme pour Lisbonne : Partir à Londres avec ma valise, mon appareil photo et découvrir la ville comme si c’était la première fois !

    J’ai zappé certains lieux touristiques comme Buckingham Palace, le Tower Bridge le parlement ou Big Ben : je les avais déjà fait lors de mon premier périple et quand on les a vu une fois, je ne suis pas sûre qu’il y ait un quelconque intérêt d’y retourner (mais ça reste mon avis tout personnel )

    Qu’est ce qu’on visite ?

    Les musées !

    Spécificité anglaise : les musées sont gratuits mais de nombreuses grosses tirelires sont présentes à l’entrée et à la sortie pour vous inciter d’effectuer un don (j’ai donné 5£ en moyenne et plus pour le musée d’histoire naturelle qui est absolument génial ! ) Seules les expositions temporaires sont payantes. Et quand je fais un bilan, je me rends compte que j’y ai passé une majeure partie de mon temps lors de mon séjour.

    Petit rappel : les musées sont bondés dès qu’il pleut un peu. N’hésitez pas à anticiper si vous n’êtes pas très à l’aise dès qu’il y a de la foule (genre comme moi quoi )

    Le Musée d’Histoire Naturelle

    Dire que j’ai adoré ce musée serait un euphémisme. Je l’ai trouvé génial, beau, avec des salles et des pièces complètement folles. J’avais envie de dévaliser la boutique du musée, de revenir avec des tee shirts arborant le visage de Darwin et de rapporter plein d’autres choses qui ne servaient à rien mais qui étaient trop cool. Du coup, j’ai juste ramené un magnet en souvenir

    J’ai adoré la salle des roches et des gemmes, avec tout au fond, une chambre forte qui héberge la collection de pierres précieuses. L’expo pour les enfants (et les grands) sur les dinosaures est super chouette (coup de coeur pour cette petite fille qui regarde le T rex animé et qui demande à son accompagnatrice si il est vivant ). Les animaux empaillés me perturbent toujours autant. En revanche, le squelette géant de baleine est une pièce qui impose le respect et on se sent vraiment tout petit face à sa taille.

    Ce musée rentre dans mon top 10 de mes musées préférés ! Et, petite cerise sur le gâteau, ils préparent une exposition sur les animaux fantastiques au printemps 2020 !

    Le Victoria et Albert Museum

    Face au Musée d’Histoire Naturelle, vous trouverez le Musée de Victoria et Albert. Le bâtiment est beau, le restaurant est vraiment classe, le jardin intérieur vaut le détour. J’ai pu me promener dans l’aile japonaise (on ne se refait pas) et ils ont des collections à voir comme les colonnes de Trajan ou les vitraux médiévaux.

    Le British Museum

    Le musée est assez bien fichu : avec un plan, vous pouvez accéder aux pièces majeures du Musée selon le temps que vous pouvez lui consacrer. En une heure, vous pouvez aller la Pierre de Rosette, les lions assyriens, les principales pièces égyptiennes, les géants de l’ile de Pâques, l’aile grecque, bref, ce plan est idéal si vous avez peu de temps et vous permet d’aller à l’essentiel !

    La National Gallery

    Face à Trafalgar Square (qui était occupé par des manifestants et activistes d’Extinction rebellion avec des tentes et des drapeaux), vous trouverez la National Gallery : un musée plein d’oeuvres d’artistes majeurs de 1200 à 1900. On y trouve des peintres français : Cézanne, Seurat (que j’aime ses tableaux pointilliste), Monet, Renoir ou Ingres, les tableaux plein de brouillard de Turner, les hollandais Vermeer, Rembrant ou Van Gogh, les italiens Canaletto, Michelangelo ou Raphael…
    Comme le British Museum, le plan vous indique les 30 oeuvres majeures à voir si vous avez peu de temps.

    Le Tate Modern

    J’y suis rentrée un peu par hasard parce que le bâtiment m’intriguait et qu’il y avait accès à une terrasse tout en haut offrant une jolie vue sur la passerelle du millénaire et la Tamise. Je me suis un peu perdue dans les expos, mais on ne va pas se mentir, moi et l’art contemporain/moderne, on souffre d’incompréhension

    L’Opéra de Londres

    Pendant un après midi pluvieux, j’ai fait une visite guidée de l’Opéra de Londres. On y apprend plusieurs choses : qu’il y a un fantôme présent (mais à priori à Londres, chaque vieux bâtiment possède son fantôme), qu’on doit la Pêche Melba a l’une des chanteuses soprano de l’Opéra : Nellie Melba, que deux bâtiments sont réunis pour composer l’Opéra (dont cette fabuleuse verrière). On découvre la rénovation de l’Opéra qui s’intègre dans les nouveaux usages : il y a un restaurant à l’arrière et un espace de coworking qui s’ouvrent sur Covent Garden, c’est trop joli. La visite dure environ 1h, elle est en anglais, mais c’est assez accessible et ça coute 12,50 £.

    Royal Opera House
    Bow Street, London, WC2E 9DD
    12,50£ la visite d'une heure environ, en anglais

    Les jolis quartiers !

    Dans une ville comme Londres, il y a des quartiers ou se promener quelques heures est une bonne idée. J’ai beaucoup aimé Shoreditch, et Notting Hill est assez chouette si on sort de la rue principale et touristique. J’ai traversé rapidement Soho un soir de comédie musicale pour rejoindre le métro et j’ai découvert un quartier que je ne connaissais pas et que j’ai ajouté dans ma to do pour ma prochaine visite.

    China Town

    Le quartier de China Town s’étend sur quelques rues et est une ville dans la ville qui dépayse instantanément. On trouve de nombreuses boutiques, épiceries et restaurants. J’ai acheté un gâteau de lune à la pâte de haricot rouge dans l’un d’eux. On y trouve parfois des touristes qui prennent des poses un peu spéciales pour faire leur photo

    Neal’s Yard, dans les environs de Covent Garden, mais pas très loin de China Town est un ensemble de trois petites allées piétonnes vraiment adorables et qui vous sort du tumulte de la ville. Il y a quelques tables en terrasses ou se poser pour profiter des lieux.

    Shoredicth et Old Spitalfields

    Bon et bien, moi qui suis archi fan de street art, j’ai tellement été comblée par ce quartier ! Ajoutez à ça des ruelles qui ont encore gardé leur jus, un marché victorien couvert, je décrète l’est de Londres mon coin favori :p

    Dans les rues Princelet et Puma court, juste avant d’arriver sur le Old Spitafields Market, on peut voir plein de vieilles façades et une jolie ruelle

    Et si vous descendez la rue Bishopsgate vers la Tamise, vous tomberez sur le Leadenhall Market, vous pourrez aussi en profiter pour découvrir le Quartier d’affaires de la City.

    Et si vous traversez le London bridge, vous tomberez sur le Borough Market. Marché alimentaire assez foufou situé dans des voûtes sous le rail du métro et du train, des spécialités anglaises et d’autres pays européens. J’y ai goûté les doughnuts fourrés (qui sont des beignets hein) de chez Bakery Ahead. Je vous les conseille très fortement ! Le praliné est dingo !

    Notting Hill

    Quartier touristique qui ne désemplit pas depuis le film avec Julia Roberts et Hugh Grant, les lieux sont assez mignons dès qu’on sort de l’artère principale.

    Je me suis posée au Butter Bakery pour prendre un goûter, et il semble que c’était le spot des travailleuses freelance : 4 jeunes femmes y étaient posées avec leur ordi

    Au croisement d’All Saint Roads et de Saint Lukes Mews, je suis tombée sur plein de petites maisons colorées. La rue Saint Lukes Mews est vraiment adorable ! Tellement que 2 blogueuses mode / influenceuses se prenaient en photo devant ces petites maisons.

    Hyde Park

    Après ma visite du Museum d’histoire naturelle et du Victoria & Albert Museum, j’ai traversé Hyde Park pour rejoindre Notting Hill. Je savais que les parcs anglais étaient grands, mais il fallait que je les pratique pour m’en rendre vraiment compte. Franchement, c’est un royaume pour les promeneurs, cyclistes et joggeurs. Il y a des écureuils qui gambadent un peu partout. C’était aussi la journée des écoliers : il y avait plein de petits qui courraient partout avec leur petit gilet jaune, ou qui goûtaient sous les arbres. Gros level de mignonceté.

    Qu’est ce qu’on mange ?

    Des brunchs !

    L’Angleterre est la terre promise des petits déjeuners qui vous cale toute la journée. J’avais prévu de faire un breakfast / brunch chaque jour de mon séjour londonien et j’ai réussi à tenir mon rythme
    J’ai choisi les restaurants en fonction des activités de la journée et j’ai découvert quelques adresses assez chouettes !

    Attention : il faut souvent se présenter avant une certaine heure pour bénéficier du petit déjeuner. N’hésitez pas à vérifier pour être sûr de ne pas louper ce que vous aviez repéré.

    J’ai découvert la chaîne Breakfast club qui sert plein de petits déjeuners (par contre, tous ne se valent pas, c’est un peu la roulette russe). N’hésitez pas à réserver, il semble que ce soit souvent blindé et qu’il y ait toujours la queue. Comme j’étais seule, j’étais facile à caser, j’ai mangé au comptoir un brunch végétarien énorme (je n’ai pas su le finir). L’intérieur ressemble à un diner tendance déco des années 90 assez cool.

    Dans le même genre, mais un peu plus raffiné, Bill’s fait aussi des petits déjeuners assez complets qui vous cale pour toute la journée. La décoration y est plus raffiné. Celui de Clink Street avait opté pour une décoration nature élégante : papier peint végétaux et canapé vert.

    Avant d’aller visiter le muséum d’histoire naturelle, je suis allée manger un petit déjeuner chez Muriel’s kitchen. Ce fut sans doute l’un des meilleurs petits déjeuners que j’ai pu manger à Londres : des oeufs pochés avec du saumon fumé

    Et le dernier, c’était Half cup, avant de prendre le train pour rentrer à Paris. Un honnête et classique petit déjeuner anglais et qui attire pas mal de touristes puisque proche de la gare St Pancras, j’ai du faire un peu la queue pour pouvoir y manger mais encore une fois, quand on est seule, on attend rarement longtemps

    Qu’est ce qu’on y fait le soir ?

    Je suis allée à Londres avec une très grosse envie d’aller voir des comédies musicales. Mon mec déteste ça, et mes amies ont déjà vu la plupart. J’y suis donc allée toute seule comme une grande et franchement, ça se fait très bien. Alors oui, ça n’est pas donné et c’est un budget. Il faut s’y prendre à l’avance pour trouver les bonnes places, mais vous pouvez des places ou le ratio visibilité / prix est correct. J’ai utilisé ce site pour trouver les places avec le ratio en question et j’ai acheté mes places ici.

    J’ai vu ceux qu’on m’avait recommandé après mon sondage sur Twitter : Le Roi Lion, Wicked et The Book of Mormon.

    Si c’est votre première comédie musicale et que vous maitrisez moyennement l’anglais (ou pas du tout), le Roi Lion se fait très bien : vous connaissez forcément l’histoire et même si les chansons sont en anglais, vous ne serez jamais perdu. Ça serait vraiment pour moi le “musical” incontournable à Londres (j’ai pleuré au début, au milieu et à la fin, c’est dire). Les tableaux sont d’une beauté folle, et les costumes sont bluffant d’ingéniosité.

    J’ai rigolé comme une baleine devant The Book of Mormon.
    Pour un Pitch rapide, c’est l’histoire d’un jeune évangéliste, Kevin Price qui rêve d’évangéliser la ville d’Orlando mais qui se retrouve projeté avec Arnold dans un village du nord de l’Ouganda. Village qui subit autant les décès liés au VIH qu’à la présence d’un chef de guerre sanguinaire. C’est politiquement incorrect, improbable et très drôle. Si vous avez un niveau moyen plus en anglais, c’est fait pour vous (j’ai compris 90% de ce qui s’y disait, même quand ça chantait !)

    Par contre, j’ai été un peu déçu par Wicked : l’histoire de la jeunesse de la sorcière de l’Ouest du magicien d’OZ. Si les tableaux et les costumes sont vraiment beaux, mon niveau d’anglais n’était pas suffisant : je n’ai pas réussi à suivre tout le scénario, j’étais larguée quand ça chantait et je pense que c’est sans doute ça qui fait que je n’ai pas accroché à cette histoire pourtant “girl power”.

    Bilan très positif pour ce séjour londonien !
    Et avec l’annonce de l’expo Animaux Fantastiques printemps 2020 au Musée d’histoire naturelle, j’ai bien l’intention de retourner dans cette ville si facile d’accès quand on habite Paris (Vive l’Eurostar !) o//

  • Kanazawa, la petite Kyoto

    Kanazawa, la petite Kyoto

    Kanazawa clôture notre périple dans les alpes japonaises. Nous avions déjà visité Matsumoto, Takayama et nous attendions à un nombre plus important de touristes au vu de la ville, et pourtant, nous avons été assez épargnés… Et Kanazawa nous a immédiatement plu : à peine sorti de la gare, nous étions face à un gigantesque torii qui s’avère en fait la représentation stylisée de 2 tambours japonais. Ce “Tsuzumi Gate” mélange imposant d’acier et de bois et oeuvre de l’architecte Ryuzo Shirae est mitraillé sous toutes ses coutures autant par les touristes que par les japonais. La preuve, juste en dessous

    Kanazawa est la préfecture de la région d’Ishikawa, elle est surnommé le “marécage de l’or” (d’ailleurs, c’est dans cette ville que j’ai dégusté pour la première fois de ma vie, une glace recouverte de feuille d’or #blingfood) C’est surtout un bijou de concentré de bâtiments de l’époque féodale : parce qu’elle fut longtemps mal desservie en train (le Shinkansen, alias le TGV japonais y est arrivé en 2015), elle est une des villes les mieux préservées de la période Edo. On y trouve les restes d’un château immaculé, un quartier des geishas avec ses maisons de bois, un jardin fabuleux, une rue anciennement occupée par les samouraïs, un marché coloré et bien sûr, plein de choses exquises à manger !

    Le Château de Kanazawa

    Le Château de Kanazawa, gratuit, est composé d’un grand bâtiment principal, tout blanc, très beau, très bien restauré puisqu’il a malheureusement brûlé de nombreuses fois. On peut également voir un entrepôt un peu excentré. Mais je vous conseille surtout d’y rentrer en passant par le jardin au pied du Château (ou vous aurez peut être l’occasion d’apercevoir un aigle ou approchant parce que je ne suis pas très douée en ornithologie). Vous passerez par une superbe porte qui vous plongera dans le japon médiéval.
    (Apercevrez-vous Jason, le petit nom que nous avons donné à ce jeune rapace dans les photos ci-dessous ? )

    Le Château de Kanazawa 
    Les accès de certains bâtiments sont payant, mais on peut largement faire le tour 
    sans débourser un Yen :) 
    Toutes les informations sont disponibles ici.

    Nous avons encore croisé plein d’écoliers et d’écolières : la période fin mai début juin correspondrait aux voyages scolaires de fin d’année dans les écoles primaires et collèges (ou leurs équivalents français). Nous avons croisé des enfants avec leurs uniformes scolaires dans toutes les villes que nous avons parcouru, la plupart avec leur plan à la main, en groupe et en autonomie puisqu’il n’y avait que très rarement des adultes avec eux. Et c’était très souvent la même configuration : soit des groupes de garçons, soit des groupes de filles, soit une parité totale, à savoir 3 filles et 3 garçons…
    J’ai souvent vu de jeunes enfants (4-5 ans) aller à l’école ou en revenir seul et ici, ça ne pose de problèmes à personne, il semble que ce soit même tout à fait normal…

    Le Jardin Kenruko-en

    Et puis, à côté du château de Kanazawa, il y a l’un des trois plus beaux jardins du Japon : le Jardin Kenruko-en. Nous y avons passé quelques heures à déambuler à travers 10 hectares de verdure et plus de 160 espèces de plantes et d’arbres… On a marché parmi des allées de pins, d’érables, de petits étangs plein de carpes koï, de jolies cascades, à voir des couples en habits traditionnels prendre la pose avec leur famille et une photographe dédiée, et des pentes toutes moussues digne d’un animé de Miyazaki, ou encore ce ruisseau avec plein d’iris et son pont que n’aurait pas renié Claude Monet…

    Chaque zone est travaillée, la nature y est domptée pour créer des tableaux d’une précision millimétrée. Tout semble pensé, étudié, agencé pour créer des atmosphères sereines et qui prête à la contemplation. On a envie de s’asseoir et regarder les plantes pousser… On a pu voir s’activer ces petites mains et leurs couteaux grâce à qui nous pouvions admirer ces décors. Un à un, elles retiraient avec leur couteaux, les brins d’herbes un peu anarchistes qui souhaitaient apporter dans une tentative désespérée, un peu de punk à ces scènes : on est au Japon, l’uniformité avant tout, rien ne doit dépasser !

    Le jardin Kenroku-en
    310 ¥ pour les adultes, 100 ¥ pour les enfants 
    Toutes les informations sont disponibles sur le site officiel ici.

    Et de l’autre côté du jardin se trouve le petit temple d’Ishiura Shrine. Plein de petits papier à pois et des plaquettes en bois, les “Ema” y sont accrochés. Ces plaquettes de bois sur lesquelles on écrit ses souhaits pour l’année en espérant bien sûr qu’ils se réaliseront ! J’en ai vue plein, tous hyper jolis, j’ai été tenté d’en ramener mais régulièrement, on se posait la question : “Mais qu’est ce qu’on en fera chez nous ?” et quand la réponse est souvent “Rien”, on le reposait (ça nous a permis de garder de la place pour des choses plus importantes, comme de la nourriture par exemple :p )

    Et bien sûr avec toutes ses promenades, on a fini par manger ! Je ne saurais que trop vous conseiller d’aller faire un tour à l’Omicho Market : c’est le lieu parfait pour ça ! Vous trouverez plein d’étals colorés avec des fruits, des légumes, des poissons, des crustacés, des coquillages, et même des préparation de curry rice
    Après avoir cherché un restaurant ou manger, on a choisi Mori Mori : LE restaurant de poisson cru le plus en vue du marché. L’attente peut être longue, tellement qu’ils ont installé des bancs permettant aux gens de patienter. L’attente prévue pour nous était d’un heure, on a plutôt pris le parti d’aller se promener à travers les différents étals au lieu de rester assis. Et on en a profité pour acheter des graines de potiron japonais, le Kabotcha (on les plantera l’année prochaine )

    Le marché Omicho

    On y trouve également des huitres ENORMES : aussi grosses qu’un steack, impossible de manger un truc aussi gros, et je n’ai même pas tenté d’en acheter, j’étais un peu rebutée à l’idée de manger un truc aussi gigantesque

    On y est repassé le lendemain pour acheter des croquettes chez Diamond, et les manger sur les bancs du jardin du Château de Kanazawa. Y’a pire comme endroit pour pique niquer !

    Et le petit plateau tournant de chez Mori Mori ou on choisit nos sushis et c’était une première pour moi !

    Omi-cho Market
    50 Kamiomicho, 
    Kanazawa, 
    Ishikawa 920-0905
    Ouvert tous les jours de 09h00 à 17h00 
    Accès gratuit 

    Le quartier des Geishas : Higashi Chaya

    Kanazawa est surnommé la petite Kyoto : la ville propose comme sa grande voisine des quartiers de maison de thé, ou de geishas. Et surtout, ces quartiers étaient vraiment moins bondés qu’à Gion : LE quartier des geishas à Kyoto.

    Higashi Chaya est le premier quartier qu’on a visité : une ambiance feutrée, calme, avec de nombreuses maisons de bois. Quelques touristes asiatiques et occidentaux, quelques couples en habits traditionnels également et deux ou trois groupes d’écoliers qui déambulaient ça et là dans les petites rues…

    Il y avait également de très nombreux nids d’hirondelles pour mon plus grand plaisir (on en voit rarement à Paris ) Et c’était vraiment charmant : on pouvait observer les vols des parents venir nourrir les petits, avec leur bec qui s’ouvraient tellement grand qu’ils auraient pu avaler 14 larves en même temps :D.

    Ça nous a tellement plu qu’on a parcouru toutes les rues du quartier : les parallèles, les perpendiculaires et on a mangé les meilleurs pancakes de ma vie ! (en photo, un peu plus bas )

    Manger des fluffy pancakes au Café Tamon

    Et mon cher et tendre a trouvé une adresse de Pancakes au bout d’une rue : le café Tamon qui proposait des fluffy pancakes. De petites choses moelleuses et douces comme des nuages, avec un thé matcha glacé, c’était parfait. Et surtout très copieux. Nous étions parti pour tester aussi ceux avec des oeufs bénédictes (une de mes passions) mais c’était vraiment trop, on était calés pour le reste de la journée.

    Café Tamon 
    1 Chome-27-7 Higashiyama, 
    Kanazawa, 
    Ishikawa 920-0831
    Ouvert tous les jours de 09h à 18h
    Compter environ 10-12€ (1280 ¥) pour une assiette copieuse de 3 Pancakes ! 

    Le quartier Samouraï : Nagamachi

    Nous avons été nous promener dans les rues du quartier Nagamachi, qui était un ancien quartier de samouraïs. Il y avait très peu de monde dans ces ruelles bordées de murs beiges rendant l’ensemble harmonieux et comme la plupart des anciens quartiers, cet endroit respirait la serénité (même si les activités du coin ne l’étaient pas forcément, sereine :p )

    Alors non, nous n’avons aperçu aucun samouraïs, mais il y a un musée dédié niché dans une de ces grandes maisonnées…

    Et puis la beauté de cette image qui s’est imposée : j’aime tellement cette image que c’est devenu le fond d’écran de mon smartphone

    Ou manger : Iwashigumi

    Pas loin de notre hôtel, nous avons été diné chez Iwashigumi, un restaurant dont la spécialité est la sardine. Nous avons pris un menu proposant 6 plats autour de la sardine… Et nous n’avons pas été déçu : de la sardine grillé entière (vraiment entière, non vidée quoi), en sushi, en bouillon, bref, sous toutes ses formes et ce fut un régal de bout en bout. Une mention particulière pour la sardine servie sous forme de bouillon avec des morceaux entiers de poisson qui étaient fermes et fondants en même temps, une prouesse culinaire en terme de texture que je n’ai pas encore retrouvé depuis…

    Et attention absolument adorable, à la fin du repas, on nous a tendu un questionnaire à remplir en indiquant également notre adresse. Avec mes quelques rudiments de japonais, j’ai tracé un “arigato gozaimasu” (merci beaucoup en japonais : ?????????? ) tremblotant et ils avaient l’air ravis de ma tentative, et pour me remercier (ou m’encourager ou me demander d’arrêter :p ) ils nous ont offert 2 paquets de préparation de curry rice. Et c’est bien la première fois qu’on nous offre un cadeau dans un restaurant. Et double cadeau, 15 jours plus tard après notre retour en France, nous recevions une carte postale de la part du restaurant nous remerciant de notre venue. C’était une manière parfaite de continuer à faire vivre notre voyage

    Iwashigumi 
    1 Chome-7-13 Katamachi, 
    Kanazawa, 
    Ishikawa 920-0981
    Ouvert uniquement le soir de 17h à 22h sauf le dimanche
    Compter 3000 Yen (environ 25-30€) pour le menu en 6 plats 

    Le quartier des Geishas : Kazue-machi Chaya

    Dernière promenade dans un des 3 quartiers des maisons de thé, le quartier Kazue-machi qui longe la rivière Asano. Il n’y a que quelques maisons et deux ou trois petites ruelles absolument désertes mais nous avons eu la chance d’entendre quelqu’un s’exercer au shamisen, une guitare japonaise à 3 cordes. L’air était joli malgré 2 ou 3 fausses notes mais c’était un petit moment de grâce malgré tout… (et je n’ai pas pu m’empêcher de faire l’andouille avec une lanterne)

    Manger des gaufres épi chez Warutsu

    Et pour finir, pendant une après midi pluvieuse, on a été se poser dans un centre commercial face au marché Omicho et j’ai découvert cette chose fabuleuse : des gaufres en forme d’épi. Qui étaient délicieuses et parfaites avec un thé matcha (je me suis découvert une passion, le thé matcha est délicieux)
    Et alors que je pensais avoir découvert quelque chose, ma mère m’a remis très vite les pieds sur terre en me disant que ça existait aussi en France, en tout cas à Toulouse, à la Halle de la Machine : le petit stand face à l’entrée des lieux en vendait aussi. Répond à ça le Japon

    Warutsu 
    1 Fukuromachi, 
    Kanazawa, 
    Ishikawa 920-0909
    Ouvert tous les jours de 10h à 19h
    Compter entre 250¥ et 300¥ (2-3€) pour une gaufre épi

    Prochaine étape ! Kyoto o//

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  • Les alpes japonaises et Takayama

    Les alpes japonaises et Takayama

    Après Matsumoto, nous avons pris le bus pour traverser la chaîne des monts Hida. Autant vous dire qu’on en a pris plein les yeux : il faisait beau, la nature était jolie avec sa parure printanière, les petits singes aperçus au bord de la route étaient mignons. Bref, une belle transition vers une nouvelle destination…

    Takayama nous a un peu surprise : on ne s’attendait pas à tant de touristes dans les rues (en vrai, quand on a visité Kyoto, on a compris ce que voulait vraiment dire “beaucoup de touristes”). Mais Takayama a fini par nous charmer : dès qu’on prend le temps de sortir des sentiers battus, on découvre des lieux isolés, avec peu de monde, charmants, sereins, bref, ce fut vraiment trop mignon !

    Pont rouge Takayama
    Riviere Miyagawa a takayama

    La ville est traversée par la rivière Miyagawa et un ruisseau l’enako qui sont tous les deux nourris par les fontes des neiges des chaînes de montagne qui entourent la ville. Et on peut tomber sur des scènes comme celle ou une famille nourrit les grosses carpes du cours d’eau.

    Famille qui nourrit des carpes koi à Takayama

    C’est une ville ou on mange très bien (en fait, comme partout au Japon) et on a pu déguster nos premières soba froides alors qu’il faisait super chaud.
    Je vous conseille le restaurant Ebisu.
    On mange au sol à la japonaise ou sur des tables comme les occidentaux au choix. Ils fournissent également un manuel pour les débutants en Soba dans plusieurs langues. On peut profiter de la vue sur un petit jardin japonais pour ne rien gâcher. Et parce que c’est le Japon : je me suis rendue compte en allant m’acheter une glace au match que j’avais oublié mon téléphone au restaurant. Il m’attendait bien sagement à l’accueil : le Contrat de Confiance Japonais, messieurs dames !

    Ebisu
    46 Kamininomachi, 
    Takayama, 
    Gifu 506-084
    Rickshaw à Takayama
    Sanmachi-Suji à Takayama

    A Takayama, les touristes se déplacent principalement pour le vieux quartier aux maisons de bois : le quartier de San-machi suji. Et ça vaut son détour. C’est charmant, et on s’est promenés dans la rue principale au coucher du soleil : l’une des meilleures heures pour s’y balader sans trop de monde pour profiter de ces petites maisons toutes en bois et leurs portes d’entrée coulissantes (à l’inverse, y aller très tôt est aussi une bonne option)

    Sanmachi-Suji Takayama vieux quartier
    Rue de Takayama
    Tanukis à Takayama

    Nous avons troqué notre ryokan pour un hôtel à l’occidental mais avec des futons parce qu’on pouvait choisir et qu’on y dort bien. L’hôtel n’est pas dingo et plutôt vieillissant mais il fait le job et il est très central.
    C’est celui juste en-dessous avec son noren bleu (les noren sont des rideaux qu’on voit un peu partout au Japon : pour signifier l’entrée d’un restaurant ou d’une boutique, et chez soi, pour séparer les pièces)

    Rickshaw inn
    54 Suehiromachi,
    Takayama,
    Gifu 506-0016
    Hotel Rickshaw Inn à Takayama
    Miya-gawa riviere à takayama

    On est aussi allés s’amuser au musée Showa kan, un concentré de vintage japonais qui reprend les décorations et les occupations du pays des années 50 à 90.
    Ce musée reconstruit des rues avec des scooters de l’époque, des intérieurs de restaurant, d’écoles ou de maisons, on peut essayer de jouer au Pachinko sur des vieilles machines (on n’y gagne pas d’argent et c’est assez difficile de viser dans cette version du flipper à l’horizontal). C’est un véritable bond dans le passé et c’est assez drôle / dépaysant. On valide

    Takayama Showa kan
    6 Shimoichinomachi,
    Takayama,
    Gifu 506-084
    Musee vintage à Takayama
    Riviere Enako

    Le ruisseau Enako, une publicité pour le Japon à lui tout seul.

    On s’est posés un soir au bar Flame, un izakaia proche de notre hôtel ou on a très bien mangé (il y avait une grande liste d’okonomiyaki et on avait très faim, ça tombait bien) et surtout, on est tombés sur un patron qui parlait anglais, et avec qui on a discuté toute la soirée. On a appris qu’il y avait effectivement des ours dans la région mais qu’on les sent arriver quand on pêche rien qu’à leur odeur.

    Il nous a fait goûter du saké, et de l’umeshu (du vin de prune, une tuerie) on a pu échanger sur les animes japonais avec lesquels on avait grandi et Ken le survivant qui décorait des bouteilles de Saké (cet anime hyper violent ou Ken tranche des gens avec ses mains) et il nous a dit sa passion pour les vieux films de Luc Besson et qu’il était archi fan de Léon. Bref, si vous êtes dans le coin, vous pouvez y aller les yeux fermés (et si vous n’avez pas envie de discuter, vous pourrez toujours vous régaler )

    Bar Flame
    54 aioimachi
    5060014 Takayama
    Torii temple Sakurayama Hachimangu
    Sakurayama Hachimangu temple takayama

    On a pris le temps de suivre le circuit des temples et sanctuaires proposé par la ville. Un parcours de 2h à 3h selon votre vitesse et votre envie ou non de flâner. On a arpenté une grosse dizaine de lieux plus ou moins intéressant, mais chaque endroit avait son charme et c’est une vraie flânerie méditative qui s’est offerte à nous. Le Higashiyama Teramachi walking tour nous a vraiment beaucoup plu et on vous le conseille fortement surtout si vous aimez la nature, les vieilles pierres et les bâtiments finement ouvragés.
    Si vous voulez en profiter, vous pouvez télécharger ce plan !

    Cloche temple takayama
    Stele sanctuaire Takayama

    C’est tout pour Takayama, prochain arrêt, Kanazawa !

  • Mon voyage au Japon : les alpes japonaises et Matsumoto

    Mon voyage au Japon : les alpes japonaises et Matsumoto

    Le Japon
    Le JAPON
    Le J-A-P-O-N !!!!!

    Plus de 15 ans que j’attendais ce voyage, plus de 8 mois que je me projetais, que j’espérais et j’avais presque peur de trop rêver ce voyage et d’être déçue. J’étais tellement à fond que j’ai même pris 6 mois de cours de japonais (tout ça pour être capable de demander à boire, à manger, dire que je suis française et que j’habite à Paris avec mon copain…).

    Et alors le résultat ?

    C’était au delà de mes espérances : ce fut génial, magnifique, extraordinaire, fabuleux, divin, trop beau, magique, délicieux e & complètement dingo.

    Ce voyage est rentré directement dans mon top 3, détrônant tous les autres de la main. La supériorité japonaise en somme :p

    J’ai kiffé les lieux, la bouffe, les gens, la bouffe, les daims, la bière, la bouffe, les temples, les onsen, la bouffe, les yukatas, la bouffe, les sanctuaires, la bouffe, les kimonos et la bouffe

    Centre ville Matsumoto

    Bref, vous l’aurez compris, j’ai trouvé ça parfait, même lorsqu’il pleuvait (bon, pas tant que ça quand même) et j’ai prévu d’y retourner dans 3 ans (parce que je n’ai pas fini de tout goûter et de tout voir :p )

    Du coup, pour celles et ceux qui auraient loupé les 92000 photos que j’ai partagé sur mes stories Instagram, voici un petit récapitulatif !
    Chaque article reviendra sur des choses différentes que j’ai pu découvrir du Japon, des japonais et de leur mode de vie, ça évitera de faire des articles pavé, même si celui-là est déjà bien long

    DAme âgée avec son ombrelle devant un temple à Matsumoto


    Et la première partie ne sera pas Tokyo mais Matsumoto : jolie ville de province nichée dans les alpes japonaises avec beaucoup moins de monde que dans la capitale

    Ce qui frappe à Matsumoto, c’est l’absence de buildings, tout semble à taille bien plus humaine que Tokyo. La taille de la ville également n’est pas comparable à la capitale japonaise : tout est très rapidement accessible et l’échelle y est sans commune mesure avec la mégalopole nippone.

    Femmes et koinobori à Matsumoto

    Au Japon, ils n’aiment pas trop le soleil : ils ont des chapeaux, des ombrelles, des manchettes longues qu’ils ajoutent à leur tee shirt manches courtes pour couvrir leur bras jusqu’aux bouts de leur doitgts. Les chapeaux et les ombrelles sont marquées souvent d’un sigle anti-UV, c’est dire. En gros, les seuls à être bronzés (et rouges), c’est les touristes (nous quoi ^^)

    Matsumoto centre ville

    Le centre ville de Matsumoto s’axe autour d’une avenue principale qui mène au grand parc de la ville, parc qui nous offrira une jolie surprise quelques jours plus tard…

    Frog street Matsumoto
    cycliste à matsumoto

    Pour se nourrir, on a rencontré quelques déconvenues : surtout pour trouver des légumes et des fruits. On trouve essentiellement des produits carnés, du poisson, de la friture mais pour le vert, on repassera. Et à force de manger, certes, des choses délicieuses, mais quand même assez riches, notre corps finissait par réclamer des légumes. Et on a été chanceux à Matsumoto : on a trouvé un restau vegan !

    Je vous conseille d’aller faire un tour au Healthy pinguin. Tenu par un écossais et une japonaise, on trouve ce restaurant dans une petite rue avec plein de fleurs, des petits vélos, bref, gros niveau d’adorabilité.

    On a même eu l’occasion de discuter avec une jeune japonaise qui apprenait l’anglais, et qui voulait voyager à Hawaï et qui avait besoin de s’entraîner. Born and raised in Matsumoto, on lui a demandé ce qu’il y avait à voir à part le château dans la ville, et elle a buggué. Je crois qu’elle est prête pour quitter sa ville pour de bon, parce qu’il y a quand même plusieurs choses à faire chez elle :p

    avocado toat matsumoto

    Healthy Penguin Café
    4 Chome-3-25 Ote,
    Matsumoto,
    Nagano 390-0874
    Page Facebook

    Et puis Matsumoto, c’est surtout ce château, classé au patrimoine mondial de l’Unesco et trésor national. Surnommé le corbeau de par sa couleur noire par les japonais, on a été complètement bluffé par le bâtiment. Sur 5 étages, il se visite et même si il y a n’a pas énormément de choses à voir à l’intérieur, son architecture et sa structure en bois est vraiment impressionnante et mérite qu’on prenne le temps (et qu’on paie un ticket d’entrée) pour découvrir son intérieur.

    Le château de Matsumoto est un véritable bijou qui se laisse admirer et on est resté un long moment devant à se répéter que, quand même, c’est sacrément beau…

    Black castle matsumoto

    Non, mais est ce que ce château n’est pas dingo ?

    Chateau de Matsumoto
    4-1 Marunouchi,
    Matsumoto,
    Nagano 390-0873
    Site internet
    Entée : 610 Yens tarif adulte

    Et la jolie découverte de la ville, ce fut la foire nationale d’artisanat japonais, la craft fair de Matsumoto : la plus grande expo et la plus vielle du Japon. Grosso modo, un marché de créateurs Etsy avec 300 stands : un énorme kiffe. J’ai eu envie de tout acheter. Je me suis retenue parce qu’il fallait garder de la place dans la valise, et avec le recul, je le regrette : j’aurais du me faire plaisir tellement il y avait des choses hyper belles, fines, travaillées, bref, un régal pour les yeux !

    Au Japon, chaque ville a un symbole qui la représente et le motif est repris sur les plaques d’égout de la ville. On peut ainsi prendre en photo plein de plaques d’égoûts différentes (et on le fait parce qu’elles sont souvent aussi jolies que celle là). Le symbole de Matsumoto est la Temari : une balle cousu de pleins de fils colorés différents pour représenter des motifs géométriques.

    On a pris le temps aussi d’embarquer dans un petit train pour aller visiter l’une des plus grandes fermes de Wasabi du pays. Le Wasabi est une racine, qui une fois râpée finement livre toute sa saveur. En France, le wasabi est souvent du raifort, et, une fois qu’on a goûté du vrai wasabi, je peux dire qu’on sent vraiment la différence !

    La ferme Daio, se trouve à quelques minutes au Nord de Matsumoto, et la visite est gratuite. On peut louer des vélos pour y aller et je vous le conseille vivement, vous pourrez pédaler au milieu de la campagne à travers champs et rizières.

    La visite de la ferme de Wasabi est assez intéressante, mais manque cruellement d’accessibilité aux visiteurs non japonais : comprendre que tout y est écrit en japonais Mais on a quand même goûté des saucisses au Wasabi, des croquettes au Wasabi, de la glace au wasabi et on est reparti avec de la mayonnaise au wasabi (ils n’avaient pas de bières au wasabi parce qu’on en aurait bu aussi )

    Cette ferme est idéalement située, car la racine a besoin d’une eau pure et fraîche pour pousser correctement. L’eau venant des montagnes est donc parfaitement adaptée !

    Pour accéder à la ferme, on passe devant le temple d’Hotaka, temple magnifique, isolé, et c’est dans ce cas qu’on était bien contents d’avoir quitté les grandes villes et grandes artères… On a même pu assister à une séance de Kyudo : du tir à l’arc zen. Les mouvements sont lents, précis, le lâcher de la flèche se fait dans un souffle. C’est très gracieux, très joli et pas forcément très efficace mais je ne crois pas que la finalité de la cible soit ici, le but premier.


    On a eu beaucoup de plaisir à se balader à travers champs. On s’est arrêté très régulièrement pour admirer la vue, les hérons, les ruisseaux, profiter de l’absence d’agitation, c’était vraiment adorable et particulièrement calme.

    Comment y aller :

    Prendre le train à la gare centrale de Matsumoto, la JR Oito Line et descendre à l’arrêt Hotaka ! Compter 330 yen le billet aller, et c’est gratuit si vous avez le JR Pass !

    Pour louer votre vélo, direction Shinano an ! ils parlent anglais, sont adorables, prêtes des chapeaux et ont de la crème solaire pour les peaux très claires parce que ça peut vite taper fort 200 yen l’heure et je vous le conseille vivement !

    Et après l’effort, le réconfort ! J’avais jeté mon dévolu sur un ryokan, sorte d’auberge thermale traditionnelle. On a dormi sur des futons, mangé des kaiseki (repas de cérémonies en 10 plats complètement foufou), et profité des onsen privatifs et ça, c’est un très gros kif !

    Tu le sens la nana posée, complétement zen et qui a décompressé ?

    Le Japon profite des nombreuses sources chaudes offertes par l’activité volcanique. De fait, on trouve de nombreux lieux qui offrent des bains publics ou privés, avec des eaux riches et chaudes aux vertus thérapeutiques qui détendent autant le corps que l’esprit !

    Si vous voulez vous aussi en profiter, direction Izumiya Zenbe ! Le ryokan est un peu loin du centre ville, mais il est accessible en taxi ou en bus. On peut aussi y aller à pied en passant par les pistes cyclables : ça permet de découvrir les maisons des japonais sans strictement personne et ça c’est très appréciable !

    Izumiya Zenbe
    Satoyamabe 451
    Matsumoto
    390-0221 Nagano
    Site internet

    Et une fois cette seconde étape terminée, nous avons pris le bus pour traverser la chaîne de montagne et rejoindre Takayama. Voyage très confortable, avec des paysages sublimes et j’ai même eu la chance de voir des petits singes !

    Prochaine destination : Takayama !