Voilà, ça y est, je plonge joyeusement vers la quarantaine.
Comme j’étais insouciante et choupette quand j’avais un an
Autant l’année dernière, j’étais en mode Youhou, 36 piges, c’est chouette ! Autant cette année, ça me fait suer.
Ça me fait vraiment bizarre parce que 40 ans (même si c’est dans trois ans, mais 3 ans, c’est quoi dans la vie d’une femme hein?), c’est un peu l’âge de la sagesse, d’une certaine maturité, de la sérénité, d’une coolitude extreme, des projets aboutis, de plein de choses que tu as du cocher dans ta liste de 100 trucs à faire avant tes 40 ans, liste que tu as faite à 25 ans, pour quand tu seras vieille. Oui, ces 40 ans sont une véritable image d’Épinal, tout comme j’avais aussi une vision bien particulière de la trentaine (mais qui s’est révélée bien mieux que l’image que j’en avais )…
Et j’ai juste l’impression d’avoir gaspillé mon temps à papillonner continuellement comme une ado qui aurait 15 ans pour toujours, alors que putain meuf, t’avais des trucs à vivre, à faire, à explorer au lieu de rester le cul collé au fond de ton canapé.
Avec mes collègues qui ont majoritairement 10 ans de moins que moi, je ressens pour la première fois le fait de ne plus faire parti d’un groupe social défini par l’âge : comprendre, je ne fais plus partie des jeunes. Réflexion particulière puisque trainer avec des vieux ne m’a jamais posé de problèmes, mais là, être dans cette phase du ni jeune ni vieille, ce flou artistique du temps humain, c’est un peu étrange…
Avant dans mes anciennes boîtes, on avait peu ou prou le même âge, ça passait facilement.
Et même si mes collègues sont choupettes à me dire “ah mais chaque fois j’oublie qu’on n’a pas le même âge” ou “Quand j’aurais ton âge, j’aimerai tellement être comme toi”, bah il n’empêche : j’ai vieilli. Je bois 5 verres dans une soirée, j’ai une gueule de bois le lendemain ; je fais 40 minutes de sport un soir, je mets 72h à m’en remettre tellement je suis toute perclue de courbatures ; et il m’arrive régulièrement de me coucher avant minuit : j’ai désormais besoin de plus de sommeil qu’avant ou je pouvais me coucher souvent à 1h du mat (mais c’est peut être aussi parce que j’ai un mec qui ne sait pas faire de grasse mat et cette incapacité a récupérer rajoute sans doute au cafard ambiant).
Bref, ça me déprime les enfants, ça me DÉPRIME ! Je jure mentalement tout le temps parce que ça me saoule. Si j’oralisais ces insultes, on pourrait penser que je souffre d’une Tourette… Et de là à dire que c’est un refus d’acceptation de la mort d’un point de vue philosophique, il n’y a qu’un pas. Avant je me disais que c’était cool de vieillir, là, non, je ne trouve plus ça très cool. Je trouve ça juste relou. Je crois que je me fais une crise de la trentaine un peu en retard ou une crise de la quarantaine un peu en avance, bref.
Certes, j’ai encore 3 ans pour faire tout ce que je dois faire dans ma liste des trucs à faire avant 40 ans, mais encore faudrait il que mon compte en banque soit aussi garni que le PIB de la Micronésie (soit 327 millions de dollars en 2012, ( oui, je me suis renseignée au cas ou ) Oui, je sais, je ne fais pas BEAUCOUP d’efforts !
(Je me prédis des prochains jours ou je vais être chiante avec moi même à m’autoprendre la tête, mais je serai sympa avec les autres parce qu’ils n’ont pas à payer mes prises de tête relou. Je vais aussi travailler au lâcher prise, et aller lire des livres sur le bouddhisme, ça devrait me détendre).


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