C’est un fait, la mode même si ça paraît être au premier abord complétement futile, c’est quelque chose que j’aime bien et qui m’intéresse. C’est pour ça par exemple que je lis avec intérêt le blog de Géraldine, ou encore de tendance de mode : un traitement généraliste, explicatif, du pourquoi du comment. Non pas que la mode soit une science, mais elle est sans doute représentative au final de certains courants artistiques qui traversent diverses couches de la population (oui, il existe bien une mode Tektonik)…
Par contre, même si je m’y intéresse de loin, j’ai du mal à passer le cap et vêtir certains atours de la fille qui s’y connaît et qui sait que les louboutins ont TOUTES des semelles rouges. Je trouve ça beau, esthétique ; mais de loin, un peu comme dans un cahier de tendances que je feuilleterais avec curiosité. Donc non, je n’ai pas de robes Maje chez moi, ni de fringues Bel Air, Sandro, Manoush, les petites et j’en passe. Mes adresses restent de la sape bon marché et celles de la populace : le géant suédois et les marques espagnoles, et parfois de bonnes trouvailles à Berlin…
En fait, je pense que de part mon éducation, j’ai du mal à mettre autant d’argent dans des fringues. Payer une blouse 150€, je trouve ça dément. Alors oui, si j’étais plus à l’aise financièrement, je regarderais ça avec plus de recul, et je dirais sans doute que des sapes à 500€, ça va pas la tête ou quoi…En fait, l’autre chose qui me fait reculer la date fatidique ou je pourrais éventuellement craquer, c’est que quasiment toutes les parisiennes un peu coquettes et à la mode s’habillent dans les enseignes que j’ai cité au dessus. J’avais acheté un très joli haut gris en maille large que j’ai retrouvé sur plus de 5 filles que j’ai croisé ou dans la rue, ou en soirée… Ce très joli haut girs, je ne le mets plus. J’avais l’impression de manquer complétement d’originalité. Non pas que mon style vestimentaire soit à tomber par terre, loin de là, j’aurais même tendance à dire que je suis d’un classique à faire pleurer ; mais je n’aime pas rencontrer des personnes qui portent les même choses que moi (ce qui devient impossible puisqu’au final, je m’habille au même endroit que toutes les autres).
Bref, en fait, je crois que le problème est plus un manque de style. Parce que souvent, j’ai l’impression d’être un peu comme la chanson des L5 (oui, la référence musicale fait pitié, c’est fait exprès) du type toutes les femmes de ta vie, ou encore un condensé des spice girls : j’adapte mon style à mon humeur, le temps que j’ai le matin pour m’habiller ou celui qu’il fait dehors, ce qu’il reste de propre dans ma garde robe, et mon envie ou non de faire ma fille. Ce qui fait que je peux alterner les jeans-baskets-teelafraise à des bottes-jupes-col roulé ou encore tailleur pantalon escarpins ou vieu baggy pourri (mais ça c’est pour faire du roller).
Voilà en gros, à défaut de réussir à me définir un style qui pourrait me correspondre j’alterne avec des valeurs sûres : du jean teenage et du mademoiselle classique. Je crois que je ne peux pas trop me tromper…
Et si au final, ce recul de “je ne m’acheterais pas des fringues de modasses parisiennes” n’était que de la timidité? Parce que parfois j’aimerais bien, mais en fait j’ose pas…
Mais je crois qu’au final, je n’ai pas fini de me poser la question…
(c’était une note complétement futile. Merci à ceux de l’avoir lu d’être rester jusqu’au bout :))

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