L’année dernière, la jolie Pia a lancé un grand cri dans l’interweb Twitter proposant à qui voulait de créer un club de lecture qui serait un peu beaucoup autour de la SF et genres littéraires approchant.
Ni une, ni deux, j’ai levé la main : déjà parce que je suis une fan du genre et que ça me permettrait de me remettre à lire et d’aborder des auteurs que je ne connais pas.
Le premier roman sélectionné “arbitrairement” fut la Route de Cormac Mc Carthy, roman dont fut tiré un film distribué l’année dernière aussi. Oui, 107 ans après tout le monde, je le lis enfin. Et non, je n’ai pas vu le film…
Hier soir, on s’est retrouvé pour en discuter. Certains ont trouvé ça terriblement bien et d’autres ont trouvé ça pourri. Devinez ou je me situe :p
Alors, alors, j’en ai pensé quoi?
Ah mais quelle souffrance à lire! Mon dieu! L’auteur n’aime pas l’humanité, il est fâché contre ses voisins ou sa belle mère, que sais je, mais ce fut un vrai travail d’abnégation que de réussir à finir ce roman…
Le pitch? C’est l’histoire d’un père et de son fils qui marchent dans une amérique post apocalytique.
Il se passe quoi? Eh bien, ils marchent, ils mangent, ils dorment, ils trouvent de la nourriture. Ils marchent, ils mangent, ils dorment, on leur vole leur nourriture. Ils ont faim, ils croisent des sectes post apocalyptiques ou des hordes de cannibales. Ils marchent, ils mangent, ils dorment. Ah, et puis à la fin ça parle de Dieu… forcément (mais argh quoi).
Voilà.
C’est tout ce qu’il se passe en 252 pages.
Certes, le style narratif sert à mort le propos. Des phrases longues et lancinantes, une déshumanisation totale des deux protagonistes avec des noms du style “l’homme” et “le petit”, pas d’utilisation typographique du – et du “…” qui indique l’arrivée d’une conversation (au début ça déstabilise) une description très basique de l’environnement (en même temps après l’apocalypse, il ne reste pas grand chose), la seule couleur que je garde à l’esprit c’est le gris. Clairement, ce roman aurait pu être une nouvelle de 50 pages et ça aurait été parfait. Oui, j’ai fini le roman en le lisant en diagonale, de toute façon, je ne perdais pas grand chose au change… Et je trouve que ça ne mérite carrément pas qu’on fasse chier son lecteur pendant 252 pages. C’est glauque en effet, mais j’ai lu des romans bien plus glauques, bien plus désespérés et qui m’ont vraiment pris aux tripes.
Bref.
Alors autour de moi (sauf 2 rares personnes) tout le monde a porté aux nues ce roman (qui a eu le prix Pulitzer, mais les prix ne sont pas des signes de qualité de mon point de vue subjectif au possible). Dans le club, 2 ont trouvé ça trop bien, 2 ont trouvé ça moyen et 2 ont trouvé ça pourri. Une sorte d’égalité quoi…
Mais il est fort possible qu’il vous plaise. Ou alors vous perdrez 2h30 de votre vie. D’ailleurs, je n’ai même pas envie de le garder. Je le donne à celui qui en a envie et qui serait un jour du côté d’Opéra et qui passera au boulot m’en débarrasser.
J’aurais mieux fait de continuer Fable III. Donc, une fois par mois, vous vous taperez ma “fiche de lecture” comme en sixième d’un nouveau roman. Le prochain est un roman de Max Brooks “World War Z” : une histoire avec des zombies! YEAHHHH!! et le club se réunira chez moi…
PS : si vous voulez lire un vrai livre sur la route justement, Kerouac en a fait un très bon. Celui que beaucoup considère comme l’oeuvre de la beat generation aux US et qui est vraiment, vraiment bien. Non, il n’y a pas d’apocalypse à l’intérieur…


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