L’accidentée de la plage…

A la lecture de la note de Marie et plus particulièrement la partie « l’épreuve de la plage » qui voudrait que la majorité des filles complexent sur « j’ai du gras », ‘ »j’ai de la cellulite », « j’ai une peau de bidet », « han, j’ai râté l’épilation du maillot », je me suis souvenue de cette jeune femme d’une vingtaine d’années sur une plage derrière celle de la Rondinara (plage Corse magnifique et donc blindée, on est allée à côté avec l’option sans foule).

(La plage de la commune de Monaccia d’Aullène, ouh, mais quelle est chouette celle là aussi!)

Elle était avec un groupe de jeunes du même âge. Avec ses longs cheveux bruns et ondulés, ses lunettes de soleil, son tee shirt long qui avait l’air d’être là pour la protéger des rayons du soleil : elle se fondait au milieu des quelques plagistes présents.

Et puis un geste de sa part attire mon regard : elle remonte le long de sa cuisse droite une bande protectrice. Cuisse droite ou il manque une très grosse partie de son muscle droit antérieur. Il semble même complètement absent, comme raclé. Je remarque d’ailleurs que si elle n’utilise qu’une seule main, c’est que justement, elle n’en a plus qu’une : son bras droit est également absent.

Une évidence apparait : elle a du avoir un accident il y a quelques années. Et à voir ses traumatismes, elle a du être passagère dans une voiture qui a du subir un choc particulièrement violent…

Elle se baigne, se marre, chambre ses potes, raconte sa vie, se tient debout face à son groupe d’amis pour raconter une conversation téléphonique. Mon comparse de plage me dit que lui, abimé comme elle, il aurait peut être voulu y rester. Sa réaction me choque : il lui manque un bras certes, mais elle n’est pas complètement invalide, ça n’est pas comme si elle était tétraplégique. Et au contraire, en étant avec ses potes, elle ne semble pas être particulièrement diminuée. Son attitude voudrait peut être qu’elle reste dans son coin à se plaindre, et c’est tout le contraire. Elle irradie de force de vie, de cette niaque, comme une fière revanche face à ses cicatrices.

Elle est là, blessée, mais rayonnante et quelque part, bien plus belle pour ce qu’elle représente que ses copines qui sont en maillot de bain deux pièces et toutes bronzées.

Tout ça pour revenir à la fameuse épreuve de la plage. Les problèmes de cellulite ou de peau de bidet paraissent tellement futiles face à cette jeune femme qu’il faudrait peut être que les femmes (comme les hommes d’ailleurs) arrêtent un peu de se regarder le nombril. Cette attitude du « corps parfait » est presque déplacée face à elle, qui de toute façon, s’en fout complètement de ce que les autres peuvent penser.

C’était donc la note « la vie est belle » de la semaine… Demain, une nouvelle note futile à base de plage, de ciel bleu et de Corse o//

Commentaires

  1. a écrit

    tu m’as donné les larmes aux yeux avec ton commentaire.. ça m’a fait penser à la surfeuse qui n’a plus de bras mais qui a recommencé à participer aux compétitions et tout et tout, plus par passion qu’autre chose.
    ça fait réfléchir en tout cas, merci !

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