L’année dernière, vers le 9 décembre 2011 à 17h18, je me suis dit “J’en ai marre”… J’en avais marre d’être grasse (parce que je n’était pas forcément grosse avec mon mètre 65 et mes 69 kilos), marre de mon mono bourrelet (j’avais même commencé à lui donner un nom, ça devenait critique), marre de me sentir à l’étroit dans mon enveloppe corporelle, j’ai donc décidé de manière unilatérale avec moi même de perdre du poids et ce, surtout pour être bien dans mon corps : en gros, voir la vie en plus léger. On est bien d’accord, mon surpoids ne mettait aucunement ma santé en danger. Je n’étais pas en obésité morbide ou autre, j’avais juste quelques kilos de trop, un surpoids selon mon IMC. Ce surpoids se manifestait plus comme un inconfort qu’autre chose…
Source : Daily Honestly Mon poids de bonnasse de quand j’avais 23 ans était de 58 kilos. Atteindre ce poids n’était pas du tout un objectif personnel : tout simplement parce qu’à l’époque je ne mangeais pas grand chose (mais genre vraiment pas grand chose) et que je n’ai pas envie de me priver non plus. Les régimes sont souvent synonymes de sacrifices de l’assiette, et je n’avais pas envie de passer par cette case. Je connais peu (ou pas) de femmes qui n’aient jamais fait un régime dans sa vie (excepté le problème inverse de celles qui aimeraient bien grossir mais qui n’y arrivent pas).
Je crois en avoir testé un paquet de régimes, Dukan (quelle sombre merde ce truc), une diététicienne (avec un régime drastique et des trucs que je n’aime pas manger), Weight Watchers (bien, mais pas toujours adapté à mon rythme de vie de parisienne qui sort plus ou moins souvent). Je me suis renseignée sur la chrononutrition, le régime Mayo, le dissocié, bref, à la fin de ma vie, je pourrais presque être une encyclopédie du régime et tous ont toujours été plus ou moins suivi d’une reprise de poids. Au final, ces systèmes inadaptés m’ont surtout renvoyé l’image d’une fille qui avait autant de volonté qu’une moule… Cette perte de poids devenait forcément liée à une absence de régime, parce que ne pas manger certaines choses allaient générer de la frustration, et que j’aurais fini par faire n’importe quoi…
En partant de ces différents constats, j’ai donc commencé à manger correctement. Et sans faire de régime mais en ayant une alimentation équilibrée, j’ai perdu 6 kilos. 6 kilos de moins parce que j’ai mis plus de légumes et de fruits dans mon quotidien, parce que j’ai arrêté de manger des côtes-de-boeufs-frites-sauce-tartare-2-pintes-de-bière le soir (je le fais parfois mais beaucoup moins qu’avant). J’ai arrêté de mettre du gras partout, j’ai arrêté mon abonnement hebdomadaire au Big Mac. Bref, même si le gras c’est la vie, j’ai levé le pied sur cette partie.
J’ai aussi écouté mon corps. Comprendre : manger quand j’avais vraiment faim et ne pas manger aux heures “sociales” du repas. Ça m’arrive de me contenter d’une tranche de pain et une pomme dans une journée parce que je n’ai pas faim, inversement, je peux dévorer un autre jour parce que j’ai la dalle tout le temps.
J’ai aussi arrêté d’utiliser la nourriture comme une occupation : dès que je m’ennuyais, je grignotais un truc. A l’inverse, je n’utilise pas la nourriture comme un doudou. Quand je stresse, je n’ai plus d’appétit, je ne mange plus. Alors que j’ai pas mal d’amies qui ont besoin de se sentir pleine de bonnes choses pour aller mieux… (le rapport de l’humain à la nourriture n’est jamais simple faut croire).
Et globalement, j’ai respecté une règle simple de la nutrition, à savoir cette pyramide :
Régulièrement, j’ai une phrase de mon père qui me revient à l’esprit : “Si on mange plus de calories qu’on en dépense, on la stocke. C’est des maths de base tu vois?” Oui, papa, je vois très bien
Au final, je ne pense pas reprendre de poids, parce que j’ai trouvé mon équilibre, que je mange encore des burgers, du chocolat, des profiteroles et que je bois des mojitos (le niveau calorique de tout ça, je ne vous raconte pas). Mais entre chaque, je mange des choses saines, ça s’équilibre naturellement au final.
Et quand je vois le nombre de visites que j’ai sur cette note qui parle de fille pulpeuse, de son rapport à son image et à son corps, être serein(e) et apaisé(e) sur le sujett me paraît être un souci pour beaucoup…
Y’a plus qu’à reprendre le sport (encore, pour ne pas changer) et ça sera tout bon : j’aurais presque une hygiène de vie équilibrée…


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